Onze ans loin de la CAN, un manque à combler
Comment le Congo peut-il reconquérir l’Afrique du football après une si longue absence ? La question anime les débats dans tous les milieux. Les Diables rouges n’ont plus disputé la Coupe d’Afrique des nations depuis 2015, soit onze ans d’attente pour tout un pays.
Les campagnes éliminatoires successives ont pourtant offert de vrais espoirs. Des débuts parfois convaincants ont laissé entrevoir un retour au premier plan. Mais, à chaque tentative, la qualification a échappé aux Congolais, souvent pour un seul petit point manquant au décompte final.
Le retour de Claude Le Roy, artisan de 2015
Pour rompre cette spirale, le Congo a rappelé Claude Le Roy. Le technicien connaît bien la maison : c’est lui qui avait conduit les Diables rouges jusqu’à la CAN 2015, dernière participation en date de la sélection nationale.
Son retour ne s’inscrit pas dans le même décor qu’à l’époque. Le sélectionneur retrouve un football congolais transformé, dont les repères et les forces vives ont changé. À lui d’adapter son projet à cette nouvelle donne.
Une génération d’expatriés en première ligne
Le principal changement tient à la provenance des joueurs. Hier, la sélection s’appuyait sur des clubs locaux solides, à l’image de l’AC Léopards. Aujourd’hui, elle repose principalement sur des footballeurs évoluant à l’étranger.
Ce basculement redessine les contours du groupe. Composer avec des expatriés dispersés dans plusieurs championnats change la manière de bâtir une équipe. C’est l’une des données que devra intégrer Le Roy pour espérer renouer avec la phase finale.
Namibie et Cameroun, l’entrée en matière
Sur le plan sportif, le Congo figure dans le chapeau 4 des éliminatoires. Il y côtoie le Cameroun, les Comores et la Namibie, un positionnement qui rappelle l’ampleur du chemin à parcourir vers l’édition 2027.
Les Diables rouges entameront leur campagne face à la Namibie, avant d’affronter le Cameroun. Deux rendez-vous qui donneront très vite le ton et pèseront sur la dynamique de la sélection dans cette course à la qualification.
L’exigence présidentielle comme boussole
Reçu à la présidence, Claude Le Roy est ressorti optimiste. Selon le sélectionneur, le chef de l’État a fixé un cap sans ambiguïté, faisant savoir que « la moindre erreur ne sera pas acceptée » et qu’il faut tout mettre en œuvre pour la qualification (adiac-congo.com).
Le message est limpide : les moyens devront être réunis pour décrocher le billet continental. Entre exigence au sommet de l’État et impatience d’un public privé de grande fête depuis onze ans, l’espoir, cette fois, semble bel et bien permis.
