Une délibération sous le signe du changement
Le verdict de la session 2026 du Certificat d’études primaires élémentaires est tombé le 9 juillet. La délibération s’est tenue par visioconférence, réunissant les membres du jury national autour d’un même écran.
Aux commandes de cette étape figurait Jean Luc Mouthou, ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation. Sa présence a scellé la fin du processus d’évaluation des élèves du cycle primaire pour l’année scolaire 2025-2026.
Le choix du format à distance illustre une organisation désormais rodée. Il permet de rassembler rapidement les responsables du secteur, sans les contraintes logistiques d’un déplacement vers un lieu unique de délibération.
Des absences qui interpellent dans les centres urbains
Au-delà des chiffres de réussite, c’est un tout autre constat qui a retenu l’attention : le nombre important de candidats absents. Ce phénomène s’est concentré, selon les observations, dans les principaux centres urbains du pays.
Les raisons précises de ces défections n’ont pas été détaillées à l’issue de la délibération. L’absence d’explications officielles laisse la question ouverte, sans qu’aucune cause unique ne puisse être avancée avec certitude.
Cette situation soulève néanmoins des interrogations sur les conditions de participation des élèves à cet examen national. Que des candidats manquent à l’appel dans les zones les plus peuplées n’a rien d’anodin pour un examen de cette portée.
Dans les grandes villes, où la densité scolaire est la plus forte, un tel niveau d’absences pèse mécaniquement sur la lecture globale de la session. Il invite à observer, sans conclusions hâtives, la manière dont les familles et les établissements accompagnent les élèves jusqu’aux épreuves.
La dernière session sous le nom de CEPE
Cette édition 2026 revêt aussi une dimension historique. Elle constitue la toute dernière organisée sous l’appellation Certificat d’études primaires élémentaires, un intitulé appelé à disparaître du paysage éducatif congolais.
À compter de l’année scolaire 2026-2027, l’examen sera officiellement remplacé par le Certificat d’études primaires. Le CEP prendra alors le relais du CEPE, tournant une page qui aura accompagné des générations d’écoliers.
Ce passage de témoin n’est pas qu’un changement de sigle. Il s’inscrit dans les réformes engagées au sein du système éducatif du Congo-Brazzaville, où les autorités entendent faire évoluer l’organisation des évaluations scolaires.
Une réforme au service de la modernisation
Derrière cette transition se dessine une volonté affichée de modernisation. Les autorités cherchent à adapter le système éducatif aux nouvelles orientations pédagogiques, en repensant la manière dont les acquis des élèves sont mesurés.
Le remplacement du CEPE par le CEP traduit cette ambition de renouveler l’organisation des examens de fin de cycle primaire. L’objectif affiché reste d’ancrer l’évaluation dans un cadre jugé plus conforme aux orientations actuelles.
Pour les élèves qui aborderont la prochaine rentrée, cela signifie qu’ils inaugureront un nouveau format d’examen. Les repères hérités du CEPE laisseront place à ceux du CEP, dans la continuité annoncée par le ministère.
La session 2026 restera ainsi comme une charnière : celle qui clôt une longue tradition tout en ouvrant la voie à un dispositif rénové. Reste à observer, dans les prochains mois, comment cette transition sera concrètement mise en œuvre sur le terrain.
