Close Menu
    Articles les plus lus

    Congo : les enseignants communautaires haussent le ton

    01/08/2026

    Congo : la jeunesse à l’école des emblèmes nationaux

    01/08/2026

    RDC-Congo : le nouvel ambassadeur reçu à Brazzaville

    31/07/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • Congo : les enseignants communautaires haussent le ton
    • Congo : la jeunesse à l’école des emblèmes nationaux
    • RDC-Congo : le nouvel ambassadeur reçu à Brazzaville
    • Coupes d’Europe : Ovouka porte les Diables rouges
    • Handball : Ekoungoulou aux commandes de la Cuvette
    • Insertion : 2 256 jeunes formés reçoivent leur sésame
    • Mikalou : le pont anti-inondations sort enfin de terre
    • Congo : l’État muscle ses stades et académies
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Politique»Faure Gnassingbé secoue la Charte: l’Afrique veut sa place pleine à l’ONU
    Politique

    Faure Gnassingbé secoue la Charte: l’Afrique veut sa place pleine à l’ONU

    Publié par Solange Mavoungou26/06/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Une commémoration lourde de symboles

    Le 26 juin 2025, l’Organisation des Nations unies célébrait dans une solennité mesurée les quatre-vingts ans de la Charte signée à San Francisco. Au cœur de la séance commémorative, la prise de parole du président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, a aimanté l’attention. D’une voix ferme, celui-ci a rappelé que le texte fondateur, qui a servi d’échafaudage à l’accession de près de trente-deux États africains à la souveraineté, doit désormais évoluer : « Nous honorons le passé en réinventant l’avenir ». Son intervention, saluée par plusieurs délégations du Sud global, a immédiatement donné à l’anniversaire une tonalité réformatrice que le secrétariat général n’avait pas envisagée avec autant d’acuité.

    Le multilatéralisme en crise structurelle

    La charge togolaise s’inscrit dans un contexte d’essoufflement du système multilatéral. Entre rivalités sino-américaines, blocages au Conseil de sécurité sur l’Ukraine ou Gaza, et paralysie chronique de l’Organisation mondiale du commerce, les institutions créées en 1945 apparaissent emportées par des crises qu’elles peinent à atténuer. « Le monde oscille entre la tentation unilatérale et la fragmentation régionale », observe la juriste nigériane Chidi Anselme, spécialiste du droit international public. Pour Lomé, cette crise n’est pas seulement institutionnelle ; elle est aussi morale, puisqu’elle expose les vulnérabilités des États africains face aux effets conjugués des conflits prolongés et du dérèglement climatique.

    L’Afrique réclame un siège, pas un strapontin

    Le discours de Faure Gnassingbé rejoint une revendication formulée de longue date par l’Union africaine : l’octroi d’au moins deux sièges permanents, dotés du droit de veto, à des États du continent. De Pretoria à Abuja, la conviction gagne que la « malreprésentation » africaine mine la légitimité des décisions onusiennes. En 2022 déjà, l’ancien président sénégalais Macky Sall affirmait que « personne ne peut parler au nom de l’Afrique mieux que les Africains eux-mêmes ». Cette logique de représentation s’appuie sur des chiffres implacables : avec 28 % des membres de l’ONU, l’Afrique demeure absente du noyau dur décisionnel, alors que l’Europe occidentale, forte de 8 % des États membres, y conserve deux sièges permanents.

    Des pistes de réforme qui bousculent les équilibres

    Au-delà de l’élargissement géographique, Lomé milite pour une limitation d’usage du veto, inspirée de l’initiative franco-mexicaine de 2015. L’idée, soutenue par le Costa Rica et la Norvège, consisterait à suspendre ce privilège lors de crises massives mettant en jeu la sécurité humaine. « La responsabilité de protéger ne peut pas être otage de rivalités entre puissances », a martelé le chef de l’État togolais. Les chancelleries occidentales se montrent prudentes, craignant une dilution de leur influence. Washington, par la voix de son ambassadrice Linda Thomas-Greenfield, s’est dite ouverte « à un dialogue inclusif », tout en rappelant la nécessité d’un consensus des cinq permanents, seuil réputé redoutable.

    Cap sur New York, septembre 2025

    La prochaine Assemblée générale, programmée le 10 septembre 2025, sera le premier test de crédibilité pour la campagne africaine. L’Union africaine doit encore harmoniser les prétentions nationales : Pretoria, Abuja et Le Caire plaident chacun pour un siège permanent, tandis que Nairobi promeut la rotation par sous-régions. Selon une note confidentielle consultée à Addis-Abeba, un compromis pourrait émerger autour de deux sièges permanents sans veto dans un premier temps, accompagnés d’une clause de réexamen quinquennal. Reste la question cruciale de l’amendement de la Charte, qui exige une majorité des deux tiers des États membres et la ratification des cinq permanents. Autant dire que la route est longue. Mais le rappel de Faure Gnassingbé résonne déjà : si la Charte a accompagné la décolonisation, elle doit désormais refléter la démographie et le poids économique d’un continent de 1,4 milliard d’habitants. En jeu, rien de moins que la légitimité future du système international.

    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentDu désert aux étoiles : le Maroc prend les commandes de la COPUOS, façon very soft power galactique
    Article Suivant Médecine sous uniforme : Rabat et Nouakchott prescrivent une alliance

    Articles sur le même thème

    Congo : la jeunesse à l’école des emblèmes nationaux

    01/08/2026

    RDC-Congo : le nouvel ambassadeur reçu à Brazzaville

    31/07/2026

    Retraites au Congo : le CESE propose quatre remèdes

    15/07/2026
    Articles Récents

    Congo : les enseignants communautaires haussent le ton

    01/08/20260

    Congo : la jeunesse à l’école des emblèmes nationaux

    01/08/20260

    RDC-Congo : le nouvel ambassadeur reçu à Brazzaville

    31/07/20260

    Coupes d’Europe : Ovouka porte les Diables rouges

    30/07/20260

    Handball : Ekoungoulou aux commandes de la Cuvette

    30/07/20260

    Insertion : 2 256 jeunes formés reçoivent leur sésame

    30/07/20260

    Mikalou : le pont anti-inondations sort enfin de terre

    29/07/20260

    Congo : l’État muscle ses stades et académies

    28/07/20260

    MLG Mochristo fête 23 ans de scène à Loandjili

    28/07/20260

    Diaspora congolaise : Mantsounga marque face à l’OM

    27/07/20260
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    Congo : les enseignants communautaires haussent le ton

    01/08/2026

    Congo : la jeunesse à l’école des emblèmes nationaux

    01/08/2026

    RDC-Congo : le nouvel ambassadeur reçu à Brazzaville

    31/07/2026
    Articles Populaires

    Coupes d’Europe : Ovouka porte les Diables rouges

    30/07/2026

    Handball : Ekoungoulou aux commandes de la Cuvette

    30/07/2026

    Insertion : 2 256 jeunes formés reçoivent leur sésame

    30/07/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.