Close Menu
    Articles les plus lus

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/2026

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/2026

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires
    • Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?
    • Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles
    • Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme
    • Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin
    • Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin
    • Paludisme : Brazzaville arme les médias africains
    • Paris : l’ambassade du Congo, maison des étudiants
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Diplomatie»FESPAM 2025 : Brazzaville joue la grande partition
    Diplomatie

    FESPAM 2025 : Brazzaville joue la grande partition

    Publié par Alain Mokoko02/08/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Brazzaville, scène d’un soft power assumé

    À mesure que les projecteurs s’éteignaient dans un Palais des congrès comble, samedi 26 juillet, la formule rituelle du président Denis Sassou Nguesso – « Je déclare close la douzième édition du Festival panafricain de musique » – a résonné comme l’accord final d’une partition savamment orchestrée. Car si le FESPAM demeure d’abord une fête populaire, il est devenu, au fil des éditions, un instrument diplomatique que la République du Congo manie avec dextérité. La présence d’un corps diplomatique fourni et de représentants de multiples organisations internationales l’atteste : la musique congolaise, matrice des rumbas et des saccades guitare-basse, est aujourd’hui l’une des cartes de visite les plus convaincantes du pays sur la scène africaine.

    Résilience budgétaire, excellence artistique

    L’édition 2025 avait d’emblée été annoncée comme « compacte », contrainte par un contexte budgétaire mondial heurté. Le commissaire général Hugues Gervais Ondaye ne l’a jamais caché : « L’objectif était de maintenir la flamme. » Force est de constater que la contrainte a stimulé la créativité. Des formations comme Danseincolor, emmenée par le chorégraphe Gervais Tomadiatunga, ont offert une synthèse vibrante des répertoires congolais et maliens, tandis que la chanteuse Mariusca Moukengue rappelait, avec son titre « J’irai au Congo », l’attachement viscéral d’une génération entière à son terroir.

    Numérique et croissance : la nouvelle portée

    Inscrite sous le thème « Musique et enjeux économiques à l’heure du numérique », la semaine brazzavilloise aura surtout mis en relief une bascule stratégique. Le chercheur béninois Destiny Tcheouali, installé à l’Université du Québec à Montréal, l’a exprimé sans détour : « Le numérique n’est rien sans la culture. » Chiffres à l’appui, il rappelle que les industries culturelles et créatives pèsent 3 100 milliards de dollars, plus de 3 % du PIB mondial (UNESCO). Pourtant, en Afrique centrale, la monétisation reste embryonnaire. Les sessions de travail tenues en marge des concerts ont donc insisté sur la nécessité d’un encadrement juridique clair, d’infrastructures de streaming locales et d’une formation ciblée des jeunes talents – un axe cohérent avec la proclamation de 2025 comme « année de la jeunesse » au Congo.

    Quand la culture épouse la diplomatie économique

    Les observateurs étrangers retiennent souvent l’imaginaire festif du FESPAM. Or, l’événement sert désormais de forum semi-officiel où se négocient coproductions, tournées régionales et accords de distribution. Pour Brazzaville, il s’agit d’amplifier un soft power capable de conforter l’image d’un État stable et ouvert, doublé d’un marché culturel naissant. L’intégration du festival au calendrier de l’Union africaine, confirmée par le défilé des 55 drapeaux lors de la cérémonie de clôture, fournit un ancrage institutionnel qui sécurise les investisseurs. Dans ce schéma, la figure présidentielle joue un rôle fédérateur : elle garantit la continuité des engagements et rassure les partenaires publics comme privés.

    Un capital symbolique à cultiver jusqu’en 2027

    Le compteur s’arrête aujourd’hui sur une note d’espoir, mais l’instrument nécessite des réglages. Les ateliers ont pointé l’urgence de fonds dédiés à la numérisation des archives sonores, afin d’éviter la disparition irréversible d’un patrimoine qui participe de l’identité congolaise et, plus largement, africaine. L’annonce d’une feuille de route vers le FESPAM 2027, déjà en chantier, dessine une trajectoire où l’événement pourrait devenir, tous les deux ans, une véritable biennale des industries culturelles, avec un marché du droit d’auteur et un salon dédié aux start-ups de la musique.

    Harmonie finale et échos régionaux

    Au terme d’une semaine de concerts, de colloques et de négociations, il reste l’image d’un Congo qui choisit de miser sur la puissance tranquille de sa création artistique. Le FESPAM illustre la faculté d’un État à transformer une manifestation culturelle en levier de diplomatie publique, tout en générant un écosystème économique porteur de croissance inclusive. Entre la rumba classée au patrimoine immatériel de l’UNESCO et la fluide montée en puissance du streaming local, Brazzaville aura rappelé, l’espace d’un festival, qu’une nation peut à la fois chanter et calculer, vibrer et anticiper. Rendez-vous est d’ores et déjà fixé pour 2027 ; les musiciens rangent leurs instruments, mais la partition politique, elle, continue de s’écrire.

    Diplomatie culturelle FESPAM Industries créatives
    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentRésilience 2030 : le Congo muscle son bouclier civil
    Article Suivant Certification : Brazzaville rafle la canopée

    Articles sur le même thème

    Paris : l’ambassade du Congo, maison des étudiants

    11/09/2026

    Sassou à l’Élysée : ce que Brazzaville joue à Paris

    09/09/2026

    Makotipoko : deux soldats libérés, la tension retombe

    30/08/2026
    Articles Récents

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/20261

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/20261

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/20260

    Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme

    14/09/20260

    Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin

    14/09/20260

    Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin

    13/09/20260

    Paludisme : Brazzaville arme les médias africains

    12/09/20260

    Paris : l’ambassade du Congo, maison des étudiants

    11/09/20260

    UBA Congo : six arrivées qui rebattent son conseil

    11/09/20263

    Retour de la RAM : Brazzaville et Pointe-Noire en jeu

    10/09/20261
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/2026

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/2026

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/2026
    Articles Populaires

    Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme

    14/09/2026

    Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin

    14/09/2026

    Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin

    13/09/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.