Pointe-Noire, rendez-vous clé du pétrole et du gaz
Plus de six cents acteurs publics et privés se sont retrouvés le 31 janvier à Pointe-Noire pour un séminaire de haut niveau dédié au secteur pétrolier et gazier. L’objectif annoncé était d’échanger sur les enjeux du moment, les défis réglementaires et les perspectives de développement.
Ces assises ont surtout mis en lumière l’intérêt d’un dialogue régulier entre décideurs publics, entreprises, experts et acteurs locaux. Les discussions ont insisté sur une gouvernance capable d’accompagner la transformation du secteur énergétique, dans un contexte de fortes attentes économiques et d’exigences techniques élevées.
Un séminaire porté par Afrikan Campus Academy
L’initiative a été lancée par Afrikan Campus Academy, qui a mobilisé des représentants des administrations publiques, des entreprises privées, des universitaires et des experts venus du Congo et de l’international. Le format a privilégié des panels pour croiser expériences de terrain, approches académiques et pratiques professionnelles.
Les thématiques couvertes ont balayé les points sensibles de l’industrie. Les participants ont abordé la fiscalité et la comptabilité pétrolières et gazières, les questions liées aux contrats pétroliers, le contenu local, ainsi que la transition énergétique, considérée comme un horizon de plus en plus structurant.
Fiscalité, comptabilité et contrats au centre des débats
Au fil des échanges, la question de la fiscalité et de la comptabilité a été présentée comme un enjeu central pour la transparence et la performance. Plusieurs intervenants ont rappelé que ces mécanismes ne se limitent pas à des obligations administratives, mais structurent aussi la lecture des résultats et des investissements.
Les discussions sur les contrats pétroliers ont, elles aussi, occupé une place importante. Elles ont permis d’examiner les équilibres recherchés entre attractivité du cadre, sécurité juridique et capacité à maximiser la valeur ajoutée nationale, notamment via l’intégration du contenu local dans la chaîne de valeur.
Confiance des acteurs : le message d’Yvon Boudoumbou
Selon Yvon Boudoumbou, directeur général d’Afrikan Campus Academy, l’enjeu principal de ces panels réside dans la construction de la confiance entre les parties prenantes. Pour l’organisateur, cette confiance se bâtit sur des bases techniques solides, au premier rang desquelles la comptabilité et la fiscalité.
Il a défendu l’idée que l’audit peut devenir un levier d’amélioration de la performance, au-delà de sa fonction de contrôle. L’ambition affichée par Afrikan Campus Academy, présente en France et en Afrique, est de se positionner comme un catalyseur de compétences et de réflexions stratégiques au service du développement économique africain.
SNPC : stratégie et transition énergétique en ligne de mire
Sponsor officiel de l’événement, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) a réaffirmé sa volonté de soutenir un secteur énergétique performant, attractif et durable. Son directeur général, Maixent Raoul Ominga, a présenté des orientations stratégiques articulées autour de trois axes.
Le premier axe vise à contribuer à la transformation et à la transition de la production existante. Le deuxième consiste à accompagner l’État dans le renforcement de la confiance des investisseurs. Le troisième cherche à positionner la SNPC à l’avant-garde de la transition énergétique, un sujet revenu à plusieurs reprises dans les échanges.
Pointe-Noire, « épicentre » de la gouvernance énergétique
Pour Godefroy Michel Dibakala, deuxième secrétaire du Conseil départemental et municipal de Pointe-Noire, la rencontre conforte la ville océane « comme épicentre de la gouvernance énergétique nationale et régionale ». Une formule qui souligne le rôle de Pointe-Noire dans l’écosystème pétrolier et gazier.
Dans la même dynamique, Sylvette Lempoua, secrétaire général du département de Pointe-Noire, a estimé que ces échanges ont permis aux participants de mieux appréhender les enjeux mondiaux de l’exploitation pétrolière et gazière. Elle a aussi mis en avant l’intérêt d’anticiper les perspectives à court, moyen et long terme.
Gouvernance renforcée : un fil conducteur partagé
Au terme des discussions, un constat s’est imposé dans les interventions : l’importance de renforcer la gouvernance du secteur. Les participants ont souligné le besoin d’une coordination continue entre institutions, entreprises et experts, afin de consolider un cadre de travail lisible et adapté aux réalités industrielles.
L’événement de Pointe-Noire s’inscrit ainsi dans une logique d’échanges techniques, où la régulation, la confiance et la transition énergétique apparaissent comme des repères communs. Pour les acteurs présents, l’intérêt est de maintenir ce type de dialogue pour accompagner la transformation du secteur au Congo-Brazzaville.
