Présidentielle 2026 au Congo: le collège médical installé
Le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, a procédé le 28 janvier à Brazzaville à l’installation officielle d’un collège de trois médecins assermentés. Leur mission est d’examiner l’état de santé physique et mentale des candidats à l’élection présidentielle prévue les 12 et 15 mars 2026.
L’acte s’inscrit dans la décision n°001/DDC/EL/PR/26 du 27 janvier 2026. En plaçant ce dispositif en amont du calendrier électoral, la Cour constitutionnelle rappelle le cadre d’encadrement des candidatures tel que prévu par les textes en vigueur.
Trois praticiens désignés pour certifier l’aptitude
Le collège médical est composé du professeur Donatien Moukassa, médecin pathologiste, du docteur Casimir Mabango, médecin anesthésiste-réanimateur, et du docteur Tania Nganga, médecin généraliste. Tous trois sont désignés par la Cour constitutionnelle.
Selon la procédure décrite, ces praticiens ont la responsabilité de constater l’aptitude physique et mentale des candidats aux fonctions de président de la République. Le travail attendu consiste à apprécier, dans un cadre professionnel, l’état de santé au moment du dépôt de candidature.
Certificat médical: une exigence de la Constitution de 2015
À l’issue des examens, un certificat est délivré à chaque candidat afin d’attester de son état de santé. Cette exigence est prévue par la Constitution du 25 octobre 2015, qui encadre les conditions de recevabilité des candidatures.
En rappelant cette base constitutionnelle, la Cour constitutionnelle met en avant un principe de clarté procédurale: la candidature doit être appuyée par des pièces conformes et vérifiables. Pour les candidats, le certificat devient ainsi une formalité incontournable du dossier.
Cour constitutionnelle: un rôle « avant, pendant et après »
Lors de l’installation, Auguste Iloki a souligné la place centrale de la Cour constitutionnelle dans le processus électoral. Il a indiqué que l’institution intervient « avant, pendant et après le déroulement de l’élection du président de la République ».
Dans cet esprit, l’installation du collège médical apparaît comme une étape technique, mais structurante. Elle vise à garantir que les exigences prévues par les textes soient appliquées de manière ordonnée, avant l’examen des candidatures puis, plus largement, durant le cycle électoral.
Loi électorale: rappel de l’article 48 sur les candidatures
La Cour constitutionnelle a également renvoyé au cadre prévu par la loi électorale. L’article 48 stipule que toute déclaration de candidature à l’élection présidentielle doit être légalisée et comporter, entre autres pièces, un certificat médical délivré par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle.
Cette précision rattache la démarche à une obligation formelle: le certificat médical ne relève pas d’une simple recommandation, mais d’une pièce du dossier. Pour les équipes de campagne, cela implique d’anticiper l’examen médical au même titre que les autres documents requis.
Impartialité et déontologie: le message adressé aux médecins
S’adressant aux trois médecins, Auguste Iloki les a exhortés à faire preuve d’une impartialité irréprochable. Il a insisté sur le strict respect du serment d’Hippocrate, du code de déontologie des professionnels de santé et des exigences propres à leur profession.
Ce rappel place les examens médicaux sous le signe de la rigueur. Il s’agit, pour les praticiens, d’agir dans un cadre strictement professionnel, en s’appuyant sur leurs compétences et les règles de la pratique médicale, afin de produire des certificats conformes à la mission confiée.
Calendrier 2026: dépôt des dossiers et horaires de réception
La Cour constitutionnelle rappelle que le dépôt des dossiers de déclaration de candidature est ouvert depuis le 29 janvier et se clôturera le 12 février 2026. Cette séquence fixe un horizon clair pour les démarches administratives des candidats.
Durant cette période, les médecins assermentés recevront les candidats de 10 heures à 14 heures, au siège de la Cour constitutionnelle. Pour les personnes concernées, ces horaires constituent un repère pratique afin d’organiser la prise en charge des examens et l’obtention du certificat.
Un dispositif technique au service d’un processus encadré
Au-delà de la dimension médicale, l’installation du collège s’inscrit dans une logique de sécurisation du processus de candidature. En mettant en place, à date fixe, une équipe clairement identifiée, la Cour constitutionnelle entend rendre la procédure lisible et opérationnelle.
La présidentielle prévue les 12 et 15 mars 2026 se prépare ainsi avec des jalons institutionnels successifs. L’étape du certificat médical, prévue par la Constitution et la loi électorale, s’ajoute au dispositif de dépôt des dossiers, dans un calendrier désormais balisé.
