Un boxeur congolais retrouvé mort à son domicile
Le boxeur congolais Roméo Katompa, surnommé « Bololo », a été tué en Afrique du Sud lors d’une attaque xénophobe. Selon Les Échos du Congo-Brazzaville, le drame s’est joué à son domicile, entièrement ravagé par les flammes.
D’après les images relayées sur les réseaux sociaux, son corps calciné a été retrouvé étendu, face contre le sol, au milieu de sa chambre à coucher. La maison a été détruite dans l’incendie qui a accompagné l’attaque.
Qui était Roméo Katompa, dit « Bololo »
Installé en Afrique du Sud, Roméo Katompa était marié à une Sud-Africaine et père d’un enfant. Sur le ring, il s’était fait connaître comme sparring-partner du boxeur Junior Makabu, un rôle qui avait forgé sa réputation dans le milieu.
Derrière le sportif, c’est aussi un homme de la diaspora que pleurent aujourd’hui ses proches. Sa trajectoire, entre le Congo et l’Afrique du Sud, illustre le parcours de nombreux ressortissants partis chercher une vie meilleure loin de leur pays.
Une attaque xénophobe qui ébranle la communauté congolaise
Le meurtre a bouleversé les communautés congolaise et africaine, qui y voient une nouvelle illustration des violences visant les migrants. L’affaire ravive des craintes anciennes autour de la sécurité des étrangers vivant en Afrique du Sud.
L’émotion, vive sur les réseaux sociaux, dépasse le seul cercle des amateurs de boxe. Beaucoup s’interrogent sur la répétition de tels actes et sur le sentiment d’insécurité qui gagne les communautés étrangères dans le pays.
Des interrogations sur la protection des migrants
Au-delà du choc, ce drame relance les inquiétudes quant à la tolérance des autorités face à de tels actes. La question de la protection effective des ressortissants étrangers se pose une nouvelle fois avec acuité (Les Échos du Congo-Brazzaville).
Faute d’éléments officiels supplémentaires à ce stade, l’affaire reste marquée par l’attente de réponses. Les proches et la communauté congolaise espèrent que la lumière sera faite sur les circonstances exactes de cette mort.
