Close Menu
    Articles les plus lus

    CNFSDP : 678 candidats à l’assaut du concours d’entrée

    17/09/2026

    Électricité : la Banque mondiale prête à en faire plus

    17/09/2026

    Protection de l’enfant : ce qui se prépare au Congo

    17/09/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • CNFSDP : 678 candidats à l’assaut du concours d’entrée
    • Électricité : la Banque mondiale prête à en faire plus
    • Protection de l’enfant : ce qui se prépare au Congo
    • Diables rouges : 24 et 29 septembre, le mode d’emploi
    • Audiovisuel : Pointe-Noire prend le relais en 2027
    • Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires
    • Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?
    • Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Santé»Brazzaville: attaque à la machette, débat sur soins
    Santé

    Brazzaville: attaque à la machette, débat sur soins

    Publié par Ariane Makaya06/10/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Agression domestique au quartier Château d’Eau

    Le matin du 2 octobre, l’habituelle animation de la rue principale de Château d’Eau a été brisée par des cris. Une jeune femme, 20 ans, est sortie en sang de la concession familiale, l’avant-bras entaillé par plusieurs coups de machette portés par son compagnon.

    Selon les proches, l’agresseur est arrivé tôt, déterminé à récupérer leur bébé de cinq mois pour un contrôle médical. Face au refus de la mère de le laisser partir seul, la tension s’est muée en violence. Le suspect a ensuite quitté les lieux avant l’arrivée des voisins.

    Un litige autour des soins du nourrisson

    La petite fille du couple souffre d’un trouble respiratoire suivi régulièrement dans une structure pédiatrique de Makélékélé. La mère, qui assure la majorité des visites, voulait expliquer l’évolution du traitement aux soignants. Le père, se sentant tenu à l’écart, a contesté cette démarche.

    La sœur de la victime affirme qu’il ne s’agissait pas du premier conflit. Des altercations antérieures avaient déjà poussé la jeune femme à réintégrer le domicile parental pour protéger l’enfant et se reconstruire un environnement plus stable.

    Urgence médicale et premiers soins

    Après l’agression, des voisins ont improvisé un garrot de fortune avant d’escorter la blessée vers un cabinet médical à quelques rues. Le praticien de garde a procédé à une suture rapide et prescrit un traitement antalgique, estimant que les tendons n’avaient pas été sectionnés.

    Contacté, le médecin explique que la réactivité des témoins a été décisive. « Les premières minutes comptent pour limiter l’hémorragie et prévenir les infections », insiste-t-il, soulignant la nécessité pour chaque quartier de disposer d’un point de soins de proximité.

    Voisins et familles sous le choc

    Dans l’après-midi, la concession ne désemplissait pas. Des proches venaient s’enquérir de l’état de la victime et proposer leur aide pour veiller sur le bébé pendant la convalescence. L’émotion était palpable, mais beaucoup se disaient aussi soulagés qu’aucun organe vital n’ait été touché.

    Un voisin, la trentaine, confie que « le couple semblait tranquille en public », signe que les violences intrafamiliales demeurent largement invisibles. La scène a ravivé d’anciennes craintes dans le quartier, déjà marqué par des faits similaires ces derniers mois.

    La législation congolaise contre les violences familiales

    Le Code pénal congolais réprime les coups et blessures volontaires avec des peines aggravées lorsque la victime est un conjoint. La brigade territoriale de Makélékélé, saisie de l’affaire, a ouvert une enquête. L’auteur présumé pourrait répondre de violences volontaires avec arme blanche et mise en danger d’un mineur.

    Les juristes rappellent que la victime dispose de quarante-huit heures pour déposer plainte et solliciter un certificat médico-légal. Cette procédure facilite la caractérisation des faits et l’éventuelle comparution immédiate de l’agresseur devant le tribunal de grande instance.

    Des structures de santé mobilisées

    La direction départementale de la santé encourage les victimes à se rendre dans les hôpitaux généraux où des cellules d’accueil psychologique sont opérationnelles. Un référent social peut aussi orienter les patientes vers des centres d’hébergement temporaire ou un soutien juridique.

    Dans cet incident, la jeune femme a reçu la visite d’un agent social municipal. Celui-ci doit l’accompagner lors de la consultation de contrôle prévue dans quarante-huit heures, puis élaborer un plan de suivi conjoint avec le service pédiatrique de l’enfant.

    Association et sensibilisation communautaire

    À Brazzaville, plusieurs organisations féminines multiplient les causeries éducatives sur la gestion des conflits conjugaux. Elles insistent sur l’importance de la médiation précoce et des signaux d’alerte comme les insultes ou l’isolement de la victime.

    Une responsable d’ONG explique qu’« ouvrir la porte à la discussion avec les chefs de quartier et les églises locales contribue à briser le silence ». Pour elle, la case santé-justice doit être parcourue ensemble afin de créer une réponse intégrée et durable.

    Témoignages d’experts

    Le psychologue Clément Oba estime que les traumatismes répétés élèvent le risque de détresse post-traumatique. Il recommande une prise en charge associant thérapie individuelle, ateliers de parentalité et accompagnement économique, « car l’autonomie financière renforce la capacité de partir avant qu’il ne soit trop tard ».

    De son côté, la juriste Émilie Mabiala souligne que la sensibilisation doit aussi inclure les hommes. « La prévention passe par l’éducation à l’égalité dès l’école primaire et la valorisation des modèles masculins non violents », décrit-elle en saluant les campagnes radiophoniques en langue nationale.

    Vers une meilleure prise en charge intégrée

    D’ici la fin de l’année, le ministère de la Santé prévoit de déployer un numéro vert d’urgence psychosociale. Cette ligne devrait permettre un signalement rapide et une orientation vers la gendarmerie ou les centres hospitaliers les plus proches.

    En attendant, le quartier Château d’Eau tente de retrouver son calme. La jeune mère poursuit sa convalescence entourée de sa famille, tandis que les parents, amis et voisins redoublent de vigilance pour que la prochaine visite auprès des médecins se déroule sans violence.

    Brazzaville Conseil national de la santé Makélékélé Quartier Château d'Eau Violence domestique
    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentJeunes électeurs : le CAD électrise Brazzaville
    Article Suivant Blocage surprise à la Fécofoot : quel avenir ?

    Articles sur le même thème

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/2026

    Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin

    14/09/2026

    Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin

    13/09/2026
    Articles Récents

    CNFSDP : 678 candidats à l’assaut du concours d’entrée

    17/09/20261

    Électricité : la Banque mondiale prête à en faire plus

    17/09/20262

    Protection de l’enfant : ce qui se prépare au Congo

    17/09/20261

    Diables rouges : 24 et 29 septembre, le mode d’emploi

    16/09/20261

    Audiovisuel : Pointe-Noire prend le relais en 2027

    16/09/20261

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/20261

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/20261

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/20260

    Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme

    14/09/20260

    Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin

    14/09/20260
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    CNFSDP : 678 candidats à l’assaut du concours d’entrée

    17/09/2026

    Électricité : la Banque mondiale prête à en faire plus

    17/09/2026

    Protection de l’enfant : ce qui se prépare au Congo

    17/09/2026
    Articles Populaires

    Diables rouges : 24 et 29 septembre, le mode d’emploi

    16/09/2026

    Audiovisuel : Pointe-Noire prend le relais en 2027

    16/09/2026

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.