Réunion à Brazzaville: le ministère recadre les règles
Le 23 janvier 2026, une rencontre s’est tenue dans la salle de conférence du Lycée de la Révolution de Ouenzé, à Brazzaville. Le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean-Luc Mouthou, y a reprécisé les critères de participation aux examens d’État.
Baccalauréat 2026: condition liée au B.E.P.C.
Parmi les décisions annoncées, une règle concerne l’accès au baccalauréat. Le ministre a indiqué que les candidats dont le B.E.P.C. date de moins de deux ans ne seront pas autorisés à se présenter à la session 2026.
Cette précision, présentée comme une application stricte de la réglementation, vise à harmoniser les parcours et à éviter les écarts de traitement entre candidats. Jean-Luc Mouthou a insisté sur la nécessité, pour les établissements comme pour les familles, de se conformer aux textes en vigueur.
C.E.P.E.: un âge minimal fixé à dix ans
Concernant le Certificat d’études primaires élémentaires (C.E.P.E.), le ministre a rappelé un repère clair. Les élèves âgés d’au moins dix ans pourront se présenter à cet examen.
Pour l’administration scolaire, cette condition doit être prise en compte dès la constitution des dossiers. L’objectif mis en avant est de sécuriser les inscriptions et de limiter les régularisations tardives qui compliquent l’organisation.
Inscriptions nationales: échéance au 31 janvier 2026
Le ministère a, par ailleurs, rappelé une date clé pour l’ensemble du pays. La campagne d’inscriptions aux examens d’État s’achèvera le 31 janvier 2026 sur tout le territoire national.
Jean-Luc Mouthou a demandé aux établissements de finaliser les procédures dans les délais. Le message vise à réduire les situations d’urgence de dernière minute et à permettre une meilleure planification des centres et des effectifs.
Frais d’examens: respect des tarifs officiels exigé
Autre point central, la question des frais d’inscription. Le ministre a appelé les établissements scolaires à s’en tenir strictement aux tarifs officiels fixés pour les examens d’État.
Selon les orientations annoncées, le non-respect de ces tarifs expose les écoles privées à une mesure lourde: elles ne pourront présenter aucun candidat cette année. Les élèves concernés seront alors orientés vers les établissements publics les plus proches.
Écoles privées: réorientation vers le public en cas d’irrégularité
Le dispositif présenté prévoit également un cadre pratique. Les promoteurs des écoles privées concernées devront remettre les dossiers ainsi que les frais d’inscription correspondants afin de permettre la réinscription dans les établissements publics d’accueil.
L’inspecteur général de l’enseignement, David Boké, a été explicite sur cette ligne. « Ils ne présenteront pas de candidats cette année. Nous allons inscrire ces candidats dans les établissements publics les plus proches », a-t-il précisé.
Objectif affiché: équité et organisation assainie
Le ministre a rattaché ces décisions à une ambition d’ensemble. Les mesures visent, selon Jean-Luc Mouthou, à assainir l’organisation des examens d’État et à garantir l’équité entre tous les candidats.
Pour les autorités éducatives, le respect des critères d’âge, de parcours et de coûts officiels doit permettre un déroulement plus clair des opérations, de l’inscription jusqu’à la tenue effective des épreuves.
