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    Économie

    Forêt au Congo : ces taxes qui rapportent 14 milliards

    Publié par Jean Dupont03/02/2026
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    Taxes forestières au Congo-Brazzaville : le chiffre clé

    Invitée principale de l’émission « 30 jours pour convaincre en toute transparence », la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, a livré un repère marquant sur les finances publiques. « Chaque année, le secteur forestier rapporte au Congo-Brazzaville entre 11 et 14 milliards de francs CFA au titre des taxes forestières », a-t-elle déclaré.

    Ce niveau de recettes met en lumière une réalité souvent sous-estimée dans le débat économique : la forêt n’est pas seulement un patrimoine naturel. Elle constitue aussi un outil de mobilisation des ressources, à travers une fiscalité adossée à une exploitation encadrée du bois.

    Recettes publiques : infrastructures, services sociaux, développement local

    Selon les explications avancées, les taxes issues du secteur forestier renforcent les recettes de l’État. Dans la logique budgétaire, ces ressources participent au financement d’investissements et de services, avec un effet attendu sur les infrastructures, l’offre sociale et l’appui au développement local.

    L’enjeu est particulièrement sensible dans les zones rurales, où l’activité forestière est historiquement implantée. Les revenus tirés des taxes y sont présentés comme un levier de soutien à l’action publique, en lien avec les priorités de réduction de la pauvreté et d’amélioration des conditions de vie.

    Gestion durable des forêts congolaises : normes et crédibilité

    Au-delà de l’aspect financier, la ministre a associé ces taxes à un objectif de gestion durable et responsable. Dans le discours public, la fiscalité forestière accompagne l’encadrement de l’exploitation, en plaçant la préservation et la valorisation au cœur d’une même trajectoire.

    Certification, traçabilité et respect des normes environnementales sont décrits comme des exigences de plus en plus structurantes. L’idée est de consolider une exploitation mieux suivie, tout en répondant aux attentes de bonne gouvernance du secteur et à la protection de la biodiversité.

    L’« or vert » face à l’« or noir » : un rôle qui évolue

    Le secteur forestier est présenté comme un moteur historique de l’économie nationale. Il a longtemps été une source majeure de recettes publiques, avant que la découverte et l’exploitation des gisements pétroliers ne repositionnent la hiérarchie des secteurs contributeurs.

    Aujourd’hui, le bois, souvent qualifié d’« or vert », est décrit comme se situant au second plan de l’économie nationale derrière le pétrole, l’« or noir ». Pour autant, les montants de taxes annoncés rappellent que la filière conserve une place stratégique dans la structure économique.

    Emplois dans la filière bois : 7 000 directs, 10 000 indirects

    Sur le plan social, les données relayées indiquent que, depuis 2016, les emplois créés dans le secteur forestier sont estimés à environ 7 000 emplois directs et 10 000 emplois indirects. Ces chiffres donnent une mesure du poids de la filière dans l’emploi formel et informel associé.

    Les salaires versés et les infrastructures attribuées aux activités du secteur sont présentés comme des facteurs de développement socio-économique. Ils participent aussi, selon les éléments évoqués, au désenclavement de l’arrière-pays, dans les zones où les chantiers et concessions sont actifs.

    Diversification : essences, produits forestiers non ligneux

    Le Congo dispose d’importantes ressources forestières, avec environ trois cents essences de bois d’œuvre mentionnées, ainsi que de nombreux produits forestiers non ligneux. La valorisation de cet ensemble est décrite comme une opportunité, à condition d’être conduite de manière optimale et structurée.

    Dans ce cadre, la forêt apparaît comme un vecteur de diversification économique. L’objectif sous-jacent est de mieux transformer et valoriser, afin d’élargir la base productive du pays tout en maintenant l’équilibre entre exploitation, conservation et retombées pour les communautés.

    PIB et économie forestière : une contribution évaluée à 5-6 %

    À ce jour, la contribution du secteur forestier au produit intérieur brut est indiquée autour de 5 à 6 %. Ce ratio situe le poids macroéconomique de la filière, sans le réduire à une seule dimension, car l’économie forestière recouvre plusieurs chaînes d’activités.

    Elle inclut l’exploitation forestière à impact réduit, la gestion et la conservation de la biodiversité faunique et floristique, ainsi que l’afforestation et le reboisement. Le tout est présenté dans un cadre de gestion durable, fondé sur l’aménagement forestier, la certification et la bonne gouvernance.

    Forêt et politiques publiques : un levier à consolider

    Dans la lecture proposée, les taxes forestières s’inscrivent dans un dispositif plus large : financer l’action publique tout en encourageant des pratiques responsables. À travers ces recettes, la forêt est décrite comme un moteur de croissance durable, susceptible de créer de la richesse et de l’emploi.

    Le secteur est également présenté comme un acteur social, contribuant à la lutte contre la pauvreté au sein des communautés riveraines. En termes de dynamique de travail, il est cité comme le deuxième pourvoyeur d’emplois après la fonction publique, confirmant sa centralité dans l’économie nationale.

    artisanat bois Économie forestière Gestion durable Rosalie Matondo Taxes forestières
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