Madibou: une 2e cohorte au Foyer de la femme
La plateforme Les jeunes cadres et la Fondation Lezie Biziki ont tenu, du 30 au 31 janvier, au Foyer de la femme, dans le 8e arrondissement de Brazzaville, Madibou, la deuxième cohorte d’une formation dédiée à l’éducation financière et au personal branding.
Pensée pour les femmes et les jeunes filles mères, l’initiative a misé sur un format de coaching intensif sur deux jours. Les organisateurs expliquent viser des compétences directement mobilisables, notamment autour des métiers liés au numérique et des usages professionnels du smartphone.
Éducation financière et personal branding: un thème concret
Organisé sur le thème « Initiation à l’éducation financière et traiding en branding personal », l’atelier a réuni des participantes décrites comme majoritairement sans emploi et en situation de précarité. L’objectif affiché était d’offrir des repères et des outils adaptés à leurs réalités quotidiennes.
Durant les deux journées, des experts ont animé des modules consacrés à l’e-commerce, au marketing de soi, à l’éducation financière et à la santé mentale. Les contenus ont été présentés comme complémentaires, pour relier gestion d’argent, opportunités en ligne et confiance professionnelle.
Une formation gratuite qui séduit les femmes de Madibou
Selon les organisateurs, la session a rencontré un accueil favorable dans le quartier. Près d’une cinquantaine de femmes ont bénéficié gratuitement de cet accompagnement, avec une orientation vers des filières en lien avec les métiers du numérique.
Sur place, l’atmosphère était celle d’un apprentissage pratique, porté par l’envie de repartir avec des méthodes simples. Pour plusieurs participantes, l’enjeu était aussi de comprendre comment transformer un usage quotidien des réseaux sociaux en opportunités économiques plus structurées.
Florian Koulimaya: « gagner en autonomie »
Le président de l’association Les Jeunes cadres, Florian Koulimaya, a salué l’engagement des participantes, qu’il a décrites comme déterminées à sécuriser leur avenir et à devenir des actrices du développement économique au sein de leurs communautés.
« Lorsqu’une femme manque de repère, de résilience et d’opportunité, c’est l’ensemble de la cellule familiale voire communautaire qui subit les conséquences. Beaucoup d’entre vous sont appelées à évoluer dans le secteur informel mais pour cela, il est indispensable de bénéficier des outils qui vous permettront de gagner en autonomie afin d’impacter positivement notre pays », a déclaré Florian Koulimaya.
Lezie Biziki: un atelier aligné sur les priorités nationales
La présidente de la Fondation Lezie Biziki, Lezie Biziki, a présenté cette session comme une opportunité importante pour les bénéficiaires. Elle a souligné que la démarche s’inscrit dans les priorités nationales liées à l’inclusion sociale, à l’entrepreneuriat féminin et à la promotion des dividendes démographiques.
Dans cette logique, la formation entend renforcer des capacités utiles à court terme, tout en ouvrant des perspectives de projection personnelle. Les organisateurs misent sur un effet d’entraînement local, par la circulation des connaissances et l’exemple donné à d’autres jeunes femmes du secteur.
Témoignage: des réseaux sociaux aux « niches financières »
Une bénéficiaire a salué l’initiative et a exprimé le souhait de voir ces sessions se poursuivre. « Je suis très heureuse d’avoir participé à cette formation. Auparavant, nous utilisions nos smartphones et réseaux sociaux pour des futilités alors que ce sont de véritables niches financières. À partir de maintenant, j’ai un autre regard sur moi car j’avais du mal à valoriser mes connaissances et mon identité professionnelle », a-t-elle indiqué.
Son témoignage illustre l’un des messages centraux de l’atelier: apprendre à se présenter, identifier ses compétences et mieux gérer ses ressources. Pour les encadreurs, cet ensemble peut aider à franchir un palier vers l’activité génératrice de revenus, même dans un contexte contraint.
Numérique, santé mentale et métiers: un parcours complémentaire
Les organisateurs ont insisté sur l’association de thématiques souvent séparées. L’e-commerce et le marketing de soi ont été reliés à l’éducation financière, afin que les participantes comprennent à la fois comment gagner de l’argent et comment le gérer, avec des notions applicables au quotidien.
La santé mentale, également abordée, a été présentée comme un volet important pour la stabilité et la persévérance. Dans un public confronté à des difficultés sociales, les intervenants ont mis l’accent sur la confiance, l’organisation et la capacité à se projeter.
Une action qui complète d’autres formations professionnelles
Les organisateurs rappellent que cette initiative vient en complément d’autres offres de formation proposées par la Fondation Lezie Biziki, notamment en coupe-couture, coiffure et hôtellerie. L’idée est de renforcer un parcours global, en associant métiers manuels et compétences transversales.
À Madibou, la dynamique observée durant ces deux jours conforte l’intérêt d’un accompagnement de proximité. Pour les participantes, le principal bénéfice revendiqué reste l’accès gratuit à des connaissances directement utiles pour gagner en autonomie et mieux valoriser leur profil.
