Le MCDDI en deuil
Le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI) vient de perdre l’une de ses figures historiques. Mélanie Ibouritso, ancienne ministre déléguée, s’est éteinte à l’âge de 75 ans (L’Horizon Africain).
Le parti, aujourd’hui dirigé par Euloge Landry Kolélas, haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, appartient à la Majorité présidentielle. Il perd une militante restée fidèle à sa formation durant plusieurs décennies.
Une hospitalisation fatale au CHU de Brazzaville
Victime d’une crise, Mélanie Ibouritso avait été admise au Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU-B) le 4 août 2026. Son état ne s’est pas rétabli.
Trois jours plus tard, elle est décédée dans cet établissement, à l’âge de 75 ans (L’Horizon Africain). Sa disparition endeuille une famille politique qui l’a longtemps comptée parmi ses cadres.
Ministre déléguée sous le gouvernement Ganao
La défunte a marqué la vie institutionnelle congolaise des années 1990. Elle occupa le poste de ministre déléguée aux Affaires sociales et à la réinsertion des sinistrés.
Cette responsabilité lui fut confiée sous le gouvernement du Premier ministre Charles David Ganao, formé le 2 septembre 1996. À ce poste sensible, elle œuvra sur des dossiers sociaux alors au cœur des préoccupations du pays.
Une proche de Bernard Bakana Kolélas
Mélanie Ibouritso comptait parmi les proches de Bernard Bakana Kolélas, fondateur du MCDDI. Cette proximité l’a placée au centre de la vie du parti durant une période charnière.
Elle joua un rôle important dans la promotion de l’alliance URD-PCT, durant la séquence politique de 1992. Cet épisode illustre son engagement dans les recompositions partisanes de l’époque.
Du gouvernement d’ouverture de 1995 à l’exil
Son parcours l’a conduite au gouvernement d’ouverture du Premier ministre Jacques-Joachim Yhomby-Opango, le 23 janvier 1995. Elle figura parmi les trois personnalités du MCDDI nommées à cette occasion.
Cette entrée au gouvernement suivit la résolution du premier conflit armé de l’ère démocratique congolaise. Elle traduisait une volonté d’apaisement et de partage des responsabilités entre formations rivales.
Un retrait discret après 1997
Le conflit de 1997 marqua un tournant dans sa trajectoire. Comme d’autres responsables, Mélanie Ibouritso connut l’exil avant de regagner le Congo-Brazzaville.
De retour, elle se retira progressivement de la vie politique. Elle demeura éloignée des projecteurs jusqu’à son décès, laissant le souvenir d’une actrice de la période démocratique du pays.
