Le Cercle des élites en voyage, tourisme et environnement (CEVTE) dispose désormais d’une représentation à Pointe-Noire et dans le Kouilou. Un bureau exécutif de six membres y a été installé à l’issue d’un atelier tenu les 8 et 9 septembre dans la capitale économique.
Un atelier de deux jours à Pointe-Noire
C’est Echel Moutsiami, délégué du président de l’organisation, Bertrand Gomo Moukolo, qui a conduit les travaux. Pendant deux jours, il a présenté la plateforme aux participants, avant de procéder à l’installation de l’équipe appelée à porter ses actions dans les deux départements.
L’atelier a tourné autour de trois axes. Il s’agissait d’abord de faire connaître la structure, ensuite de fournir aux participants les outils utiles à la sensibilisation des populations sur la préservation des écosystèmes, et enfin d’aborder le diagnostic des problèmes liés à l’environnement, afin d’apporter une aide aux décideurs.
Le CEVTE, une ONG née dans le New Jersey
Le CEVTE se présente comme une organisation internationale non gouvernementale et apolitique. Elle a été créée dans le New Jersey, aux États-Unis. Son champ d’action couvre la promotion du tourisme durable et de l’écotourisme, ainsi que la protection et la gestion de l’environnement.
En République du Congo, l’action de l’ONG vise en priorité les sites touristiques potentiels. C’est dans le prolongement de cette démarche qu’elle a posé ses valises à Pointe-Noire et au Kouilou le 9 septembre, jour de l’installation du bureau.
Pour Echel Moutsiami, le Congo est aujourd’hui le point focal de la plateforme. Il explique que le président Bertrand Gomo Moukolo a souhaité mettre en valeur les potentialités du pays et le vendre comme destination à l’étranger.
Un bureau de six membres pour Pointe-Noire et le Kouilou
La nouvelle représentation est dirigée par Mavie Altesse Vinza. Elle est entourée de cinq secrétaires aux attributions distinctes. Zecilia Matingou est chargée de l’administration, tandis que Marceline Espérance Mpempe s’occupe des finances et de la logistique.
La communication et les relations extérieures reviennent à Prisca Gabrielle Bata. Jelus Roland Pouele prend en charge les affaires techniques, et Bernard Moubedi Gomo la communication audiovisuelle. L’équipe associe ainsi gestion interne, visibilité et expertise technique, trois leviers utiles pour une structure qui démarre.
Investie à la tête du bureau, Mavie Altesse Vinza s’est dite consciente de l’ampleur de la tâche. « Nous allons gérer notre représentation avec loyauté, dynamisme et dévouement », a-t-elle promis, avant de préciser que sa priorité serait de coordonner toutes les activités du CEVTE dans les deux départements.
Elle a mis l’accent sur le travail collectif. « Je compte sur toute l’équipe », a-t-elle lancé, en remerciant les membres appelés à l’accompagner. « Je crois qu’ensemble, avec cette synergie, nous allons réaliser de bons résultats », a ajouté la responsable.
Les missions du bureau fixées par l’article 3
Le cadre d’action de la représentation n’a pas été laissé à l’improvisation. C’est l’article 3 du texte organisant le fonctionnement du bureau qui en détermine les attributions. Les nouveaux responsables en ont pris connaissance dès leur installation.
Premier volet, la représentation institutionnelle : le bureau doit porter la voix du CEVTE auprès des autorités administratives, des partenaires et des acteurs locaux. Il lui revient aussi d’appliquer les orientations et les décisions arrêtées par le conseil de direction de l’organisation.
Le deuxième volet est tourné vers l’extérieur. La représentation est chargée de nouer des partenariats avec les acteurs du tourisme, de l’environnement, de la culture et du voyage. Elle doit par ailleurs assurer la mobilisation, l’encadrement et le suivi des membres du CEVTE dans sa zone.
Le tourisme promu par le CEVTE se veut aussi respectueux des milieux naturels. Le bureau a notamment vocation à sensibiliser la population à la protection des écosystèmes et à encourager une gestion respectueuse de la nature lors des voyages, un message qui dépasse le seul cercle des professionnels.
Quels sites touristiques promouvoir dans le Kouilou ?
Au cœur du dispositif figure la promotion des sites et des potentialités touristiques de Pointe-Noire et du Kouilou. Le compte rendu de l’atelier ne cite toutefois aucun lieu précis, pas plus qu’il ne fixe de calendrier pour les premières actions de terrain.
La méthode revendiquée par l’ONG tient en trois verbes : identifier, valoriser et promouvoir les sites à potentiel. Sur ce terrain, la représentation locale n’agira pas seule, puisque ses attributions l’invitent à travailler avec les partenaires et les acteurs du secteur.
Le tourisme, levier de diversification économique
Au-delà de l’organisation interne, le délégué a surtout défendu une vision économique. « Le Congo est aujourd’hui un pays qui a un grand potentiel en termes de tourisme », a-t-il rappelé, estimant que ce secteur, qu’il qualifie de pilier essentiel de l’économie, peut contribuer davantage à diversifier l’économie congolaise.
Il a également évoqué la contribution attendue de son organisation. « Les actions que nous sommes en train de mener vont faire en sorte que l’économie congolaise puisse vivre aussi grâce au tourisme. C’est l’apport que nous allons donner au gouvernement dans ce sens », a-t-il déclaré.
Ce que Pointe-Noire peut attendre du CEVTE
Le délégué s’est par ailleurs réjoui du déroulement des travaux. « Au vu de l’engouement et des réactions dans la salle de formation, je retourne à Brazzaville avec les sentiments d’une mission bien accomplie », a-t-il confié.
Echel Moutsiami affiche une confiance nette dans la suite. « Nous allons entendre parler de Pointe-Noire et croyez-moi ce sera les bons résultats », a-t-il assuré, estimant que les élites de la ville sont bien équipées « avec des armes nécessaires ».
Il reste maintenant à traduire ces engagements en actions visibles. Avec un bureau structuré, des missions écrites et un discours centré sur l’écotourisme, la représentation de Pointe-Noire et du Kouilou dispose d’un cadre. Ses premières initiatives diront si l’ambition affichée à l’atelier trouve un écho sur le terrain.
