Le calendrier scolaire congolais entre dans sa phase la plus tendue. À partir du 23 juin 2026, 139 997 candidats se présentent aux épreuves du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) à travers le pays.
Ce chiffre, communiqué par les autorités éducatives, traduit une progression de 4,44 % par rapport à la session précédente. Une hausse qui en dit long sur la pression démographique pesant sur le système éducatif national.
Quatre jours d’épreuves, un rythme soutenu
L’examen s’étale du 23 au 26 juin, chaque journée étant consacrée à un bloc de matières distinct. Les candidats doivent ainsi enchaîner les disciplines sans temps mort, dans un format qui teste autant les connaissances que l’endurance.
La première journée ouvre le bal avec les mathématiques, l’histoire et la géographie. Le lendemain, place à l’anglais et aux sciences de la vie. Le troisième jour réunit la physique et la dictée, deux exercices que beaucoup redoutent.
La dernière journée, le 26 juin, combine l’expression écrite et l’éducation physique. Cette répartition oblige les élèves à mobiliser, sur une période courte, l’essentiel des acquis du premier cycle secondaire.
Une politique de « zéro fraude » assumée
Le ministre de l’Éducation, Jean Luc Mouthou, a placé cette session sous le signe d’une fermeté affichée. « Les téléphones, montres intelligentes et calculatrices programmables sont interdits dans les centres d’examen », a-t-il rappelé sans détour.
Cette consigne vise directement les outils numériques devenus, ces dernières années, le principal vecteur des tentatives de tricherie. En verrouillant l’accès aux appareils connectés, les autorités entendent préserver la crédibilité du diplôme.
La démarche s’inscrit dans une exigence plus large : garantir que la valeur du BEPC repose sur le seul travail des candidats. Pour les familles comme pour les enseignants, l’enjeu dépasse la simple obtention d’un titre.
Une organisation préparée en amont
Rien n’a été laissé au hasard du côté logistique. Avant le coup d’envoi, un séminaire de renforcement des capacités a réuni l’ensemble des acteurs impliqués dans la tenue de l’examen, des chefs de centre aux surveillants.
Le déploiement des surveillants à travers le territoire a été engagé dès le 19 juin. Cette anticipation vise à couvrir l’ensemble des départements et à uniformiser les conditions de passage, des grands centres urbains aux localités plus éloignées.
Une telle préparation répond à un défi récurrent : assurer l’équité entre des milliers de candidats répartis sur un territoire vaste, où l’acheminement des sujets et l’encadrement humain restent des opérations sensibles.
Un thermomètre du système éducatif
Au-delà des chiffres bruts, cette session du BEPC offre une lecture de l’état de l’école congolaise. La progression du nombre d’inscrits confirme la massification de l’accès au secondaire, avec les défis d’encadrement qu’elle implique.
Pour les jeunes Congolais, le BEPC demeure un palier décisif. Il conditionne la poursuite des études et, souvent, l’orientation future. D’où l’attention particulière portée, cette année encore, au bon déroulement des épreuves.
Les résultats diront, dans les semaines à venir, si la stratégie de fermeté et de préparation aura porté ses fruits. En attendant, près de 140 000 élèves jouent une partie importante de leur parcours scolaire.
