Close Menu
    Articles les plus lus

    Congo : les enseignants communautaires haussent le ton

    01/08/2026

    Congo : la jeunesse à l’école des emblèmes nationaux

    01/08/2026

    RDC-Congo : le nouvel ambassadeur reçu à Brazzaville

    31/07/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • Congo : les enseignants communautaires haussent le ton
    • Congo : la jeunesse à l’école des emblèmes nationaux
    • RDC-Congo : le nouvel ambassadeur reçu à Brazzaville
    • Coupes d’Europe : Ovouka porte les Diables rouges
    • Handball : Ekoungoulou aux commandes de la Cuvette
    • Insertion : 2 256 jeunes formés reçoivent leur sésame
    • Mikalou : le pont anti-inondations sort enfin de terre
    • Congo : l’État muscle ses stades et académies
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Santé»Brazzaville : l’appel urgent de Kaani sur les VBG
    Santé

    Brazzaville : l’appel urgent de Kaani sur les VBG

    Publié par Ariane Makaya14/12/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Un rapport qui secoue Brazzaville

    A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, l’ONG congolaise Kaani Assistance a dévoilé à Brazzaville son étude « Visibiliser et documenter les violences faites aux femmes ». Le document dresse un état des lieux inédit et interpellant.

    Présenté le 12 décembre, ce rapport compile des données collectées en novembre auprès de la police judiciaire, de plusieurs hôpitaux et du Programme national de lutte contre les VBG. Il souligne la persistance, voire l’aggravation, des violences malgré les multiples initiatives publiques et communautaires.

    Des chiffres encore flous à exploiter

    Pour Luce Bénédicte Gangoue, coordinatrice de Kaani, les chiffres ne reflètent qu’une partie de la réalité. De nombreuses survivantes n’osent pas témoigner, par peur de stigmatisation ou d’éventuelles représailles. Cette sous-déclaration rend l’évaluation de l’ampleur du phénomène particulièrement complexe.

    Le rapport note pourtant une augmentation des cas en 2025 comparée aux deux années précédentes. Les données partielles recueillies font état de violences sexuelles, physiques, psychologiques et économiques affectant majoritairement des femmes âgées de 15 à 45 ans dans les arrondissements densément peuplés.

    Les défis de la collecte de données VBG

    Kaani Assistance reconnaît que l’absence d’un système harmonisé de collecte prive les décideurs d’informations solides. Les hôpitaux disposent de registres médicaux isolés, la police conserve ses propres fichiers, et les organisations communautaires compilent des témoignages souvent non standardisés.

    Ce morcellement complique la comparaison des cas, la planification des ressources et l’évaluation des progrès. « Nous souhaitons un mécanisme national de coordination des données », insiste Franche Orchidée Malanda, chargée du suivi de l’étude, en saluant l’écoute des autorités sanitaires.

    Facteurs identifiés derrière l’augmentation

    La détérioration du pouvoir d’achat, les inégalités persistantes et certaines normes sociales maintiennent les violences dans la sphère privée. Dans plusieurs quartiers, la banalisation de certains comportements limite encore les signalements, selon les travailleurs sociaux interrogés.

    L’étude insiste aussi sur l’influence de la pandémie de Covid-19 ayant fragilisé l’emploi informel, secteur majoritairement féminin, et accru la dépendance économique. Cette vulnérabilité multiplie les risques de violences domestiques, rappelle le document, tout en soulignant les efforts gouvernementaux d’aide sociale.

    Coopération institutionnelle renforcée

    Kaani Assistance se félicite de la collaboration obtenue avec la direction générale de la police et les structures sanitaires de référence. La signature prochaine d’un protocole de partage de données devrait clarifier les procédures et réduire les lourdeurs administratives qui freinent encore la notification des cas.

    Les services de santé annoncent déjà la formation de nouveaux points focaux dans les hôpitaux de base pour orienter rapidement les victimes. « Nous travaillons à garantir la disponibilité de kits de prise en charge », précise un responsable du Programme national, optimiste après l’atelier de restitution.

    Recommandations clés de Kaani Assistance

    Dans son rapport, l’ONG préconise d’élargir la sensibilisation communautaire afin de changer les mentalités et d’encourager la dénonciation. Elle appelle également à renforcer l’accompagnement psychologique, souvent négligé, pour permettre aux survivantes de reconstruire leur estime et d’éviter les traumatismes chroniques.

    Sur le plan opérationnel, Kaani propose de créer des espaces sécurisés d’accueil dans chaque arrondissement, reliés à un système numérique de suivi et de référencement. Ces centres serviraient aussi de guichets d’information sur les démarches judiciaires et les services sociaux existants.

    Voix des survivantes de violences

    Parmi les témoignages recueillis, plusieurs femmes rapportent avoir dû parcourir de longs kilomètres pour trouver un centre de soins disposant de médicaments post-viol. D’autres évoquent le regard culpabilisant de l’entourage, ce qui explique, selon elles, la réticence à porter plainte.

    « J’ai attendu deux semaines avant de consulter », confie Élise, 27 ans, rencontrée dans un centre partenaire. Son retard l’a privée de certaines preuves médicales. Le personnel souligne pourtant la gratuité des premiers soins d’urgence, mais regrette le manque de communication sur cette mesure.

    Enjeux pour la santé publique congolaise

    Les violences basées sur le genre constituent, selon l’Organisation mondiale de la santé, une urgence de santé publique comparable à d’autres menaces sanitaires. Au Congo, elles grevent le fonctionnement des hôpitaux, complexifient la planification des ressources et affectent la productivité nationale.

    En publiant son étude, Kaani Assistance espère accélérer l’adoption d’un registre national des violences, projet déjà évoqué par les ministères compétents. L’ONG répète que seule une action concertée pourra réduire durablement les VBG et renforcer l’autonomie des femmes brazzavilloises.

    Perspectives numériques pour la lutte

    Outre un sondage en ligne, Kaani Assistance prépare une application mobile pour signaler anonymement les violences et localiser les services de prise en charge. Le prototype devrait être testé dès le premier trimestre.

    Les développeurs congolais assurent que le système cryptera toutes les données pour préserver la confidentialité. Ils collaborent avec l’Agence de régulation des postes et communications électroniques afin de respecter chaque exigence de cybersécurité nationale.

    Si elle voit le jour, cette solution numérique pourrait alléger la pression sur les lignes téléphoniques d’urgence et faciliter la compilation de données structurées. Kaani affirme qu’un tableau de bord alimenté en temps réel renforcerait la réactivité des services sociaux et policiers.

    Brazzaville Kaani Assistance Luce Bénédicte Gangoue santé publique violences basées sur le genre
    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentKits AGR : l’élan d’autonomie des femmes handicapées
    Article Suivant Handball : 10 jours d’unité nationale à Brazzaville

    Articles sur le même thème

    Congo : les enseignants communautaires haussent le ton

    01/08/2026

    Congo : la jeunesse à l’école des emblèmes nationaux

    01/08/2026

    Insertion : 2 256 jeunes formés reçoivent leur sésame

    30/07/2026
    Articles Récents

    Congo : les enseignants communautaires haussent le ton

    01/08/20260

    Congo : la jeunesse à l’école des emblèmes nationaux

    01/08/20260

    RDC-Congo : le nouvel ambassadeur reçu à Brazzaville

    31/07/20260

    Coupes d’Europe : Ovouka porte les Diables rouges

    30/07/20260

    Handball : Ekoungoulou aux commandes de la Cuvette

    30/07/20260

    Insertion : 2 256 jeunes formés reçoivent leur sésame

    30/07/20260

    Mikalou : le pont anti-inondations sort enfin de terre

    29/07/20260

    Congo : l’État muscle ses stades et académies

    28/07/20260

    MLG Mochristo fête 23 ans de scène à Loandjili

    28/07/20260

    Diaspora congolaise : Mantsounga marque face à l’OM

    27/07/20260
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    Congo : les enseignants communautaires haussent le ton

    01/08/2026

    Congo : la jeunesse à l’école des emblèmes nationaux

    01/08/2026

    RDC-Congo : le nouvel ambassadeur reçu à Brazzaville

    31/07/2026
    Articles Populaires

    Coupes d’Europe : Ovouka porte les Diables rouges

    30/07/2026

    Handball : Ekoungoulou aux commandes de la Cuvette

    30/07/2026

    Insertion : 2 256 jeunes formés reçoivent leur sésame

    30/07/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.