Le Caire et Brazzaville viennent d’ouvrir un canal de dialogue politique inédit. Réunis le 14 juillet dans la capitale égyptienne, les deux pays ont tenu leur toute première réunion de consultations politiques, un rendez-vous appelé à structurer une relation jusqu’ici discrète.
Une première rencontre bilatérale au Caire
La séance a réuni deux délégations de haut niveau. Du côté égyptien, les échanges étaient conduits par le vice-ministre Mohamed Abu Bakr Saleh, entouré des vice-ministres Mohamed Karim Sherif et du Dr Mohamed Gad.
La République du Congo était représentée par Guy Nestor Itoua, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Sa présence traduit l’importance accordée par Brazzaville à ce premier tour de table avec un partenaire nord-africain de poids.
Des relations bilatérales à consolider
Au cœur des discussions figurait le renforcement des liens entre les deux capitales. Les responsables ont évoqué l’intensification de leur coopération conjointe, dans la perspective des prochaines réunions de la commission mixte réunissant les deux États.
Ce cadre de consultations vise à donner une assise plus régulière à une coopération encore en construction. Il installe un mécanisme de contact appelé à préparer les futures échéances entre Le Caire et Brazzaville.
L’eau et les partenariats élargis en ligne de mire
Les entretiens ne se sont pas limités au strict tête-à-tête bilatéral. Les deux parties ont abordé les questions liées à l’eau, un dossier sensible pour l’Égypte, ainsi que les perspectives de partenariat trilatéral et multilatéral entre les deux pays.
Cette ouverture vers des formats élargis suggère une volonté commune d’inscrire la relation dans des cadres plus vastes, au-delà du seul face-à-face entre les deux capitales.
Un tour d’horizon des dossiers régionaux
Les délégations ont enfin passé en revue plusieurs questions régionales et internationales majeures. Elles ont évoqué « l’évolution de la situation dans la Corne de l’Afrique, la sécurité en mer Rouge, le Sahel, l’Afrique centrale et de l’Ouest, la Libye, le Soudan, la région des Grands Lacs et les pays du bassin du Nil ».
Cette liste dessine les zones où les intérêts des deux pays peuvent se croiser. Elle montre aussi que le Congo, acteur d’Afrique centrale, et l’Égypte, puissance du nord du continent, cherchent des points de convergence sur des dossiers de sécurité et de stabilité.
En posant ce premier jalon, Le Caire et Brazzaville se donnent un rendez-vous de travail appelé à se répéter. Reste désormais à traduire ces intentions en engagements concrets lors des prochaines commissions mixtes (adiac-congo.com).
