Ollombo se dote d’un hôpital de référence de 22 000 m²
Le président Denis Sassou N’Guesso a mis en service, le 8 août, l’hôpital de référence Ibara Mbembe d’Ollombo. L’établissement, implanté dans le département de la Nkeni-Alima, s’étend sur près de 22 000 mètres carrés. Il vient combler un vide sanitaire ancien.
L’inauguration a réuni autorités locales, membres du gouvernement et partenaires économiques. Elle marque une étape attendue pour une localité longtemps dépendante des structures d’Oyo et de Brazzaville. Le nouvel équipement se veut un pôle médical structurant pour toute la zone.
Perenco Congo, financeur d’une infrastructure sanitaire
La construction a été portée par Perenco Congo, présent dans le pays depuis 2001. La compagnie pétrolière opère aux côtés de la SNPC, de Crown Energy et de l’AOGC. Elle a intégralement financé le projet au titre de sa responsabilité sociétale.
« Ce nouvel établissement a été conçu pour améliorer l’offre de santé dans le département », a déclaré Grégoire De Courcelles, directeur général de Perenco Congo. Le dirigeant présente l’hôpital comme le fruit d’une ambition partagée entre l’État et ses partenaires.
« Le développement économique n’a de sens que lorsqu’il contribue à améliorer les conditions de vie des populations », a-t-il ajouté. Selon lui, un projet de santé peut aussi devenir un véritable moteur de croissance locale. L’entreprise promet de poursuivre son accompagnement.
Quatorze bâtiments et un plateau technique complet
Conçu selon le modèle Médecine, chirurgie et obstétrique, le complexe compte quatorze bâtiments. Ils se répartissent en cinq zones fonctionnelles : accueil et urgences, consultations externes, espace médico-technique, hospitalisation et administration. L’ensemble vise une prise en charge globale des patients.
Le plateau technique réunit un bloc opératoire, une salle d’accouchement, l’imagerie médicale et un laboratoire d’analyses. L’hôpital propose médecine générale, gynécologie-obstétrique, chirurgie, stomatologie, radiologie-échographie et biologie médicale. Une zone de soins intensifs et de réanimation complète le dispositif.
Avec soixante lits d’hospitalisation, la structure ambitionne de traiter localement des cas jusqu’ici transférés ailleurs. Les consultations externes couvrent aussi la pédiatrie et la médecine interne. Le bâtiment mêle ainsi soins courants et prises en charge plus lourdes.
Ibara Mbembe, un nom chargé d’histoire locale
L’hôpital porte le nom d’Ibara-Mbembe, chef traditionnel réputé disparu en 1982. Ce choix ancre l’établissement dans la mémoire du territoire. La famille du notable, honorée par cette reconnaissance, a exprimé sa gratitude au chef de l’État et lui a offert des présents.
Le baptême de l’établissement dépasse le symbole. Il relie une infrastructure moderne à une figure locale respectée. Cette continuité entre patrimoine et modernité nourrit l’appropriation du projet par les habitants du département.
La santé, « socle du développement humain »
Le ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara, a rappelé le sens de l’investissement. « Investir dans la santé constitue le socle de développement humain », a-t-il souligné, plaidant pour un système sanitaire résilient.
Le ministre a insisté sur l’engagement de l’État à bâtir un système de santé résilient sur l’ensemble du territoire. Il a présenté Ollombo comme un maillon d’une politique de rééquilibrage sanitaire entre grandes villes et zones intérieures.
Le ministre a précisé que l’hôpital doit assurer la couverture sanitaire d’Ollombo et de quatre-vingt-douze villages environnants. Cette zone rassemble une population estimée à treize mille habitants. Il a exhorté le personnel soignant à la rigueur et au professionnalisme.
« Le gouvernement continuera à œuvrer pour améliorer les conditions de travail et renforcer les capacités du personnel soignant », a-t-il assuré. L’objectif affiché est de permettre aux équipes d’exercer dans de meilleures conditions.
Fin des évacuations vers Oyo et Brazzaville
La préfète de la Nkeni-Alima, Alphonsine Akobé Opangana, a salué une avancée concrète pour les habitants. Elle a rappelé que la population devait auparavant se tourner vers Oyo et Brazzaville pour se faire soigner.
« Hier, la population était obligée de se tourner vers Oyo et Brazzaville, mais cette inauguration met fin aux tracasseries », a-t-elle déclaré. La responsable a aussi salué les efforts continus du chef de l’État en faveur des infrastructures.
Un district sanitaire pour desservir la Nkeni-Alima
Selon la préfète, l’ouverture de l’hôpital accompagnera la création du district sanitaire d’Ollombo. Cette organisation doit rapprocher durablement les soins des populations rurales. Elle structure une offre médicale jusqu’ici éclatée et souvent éloignée.
Pour les familles des villages voisins, l’hôpital raccourcit des trajets parfois longs et coûteux. L’accès à un bloc opératoire et à un service d’urgences change la donne en cas de complication. La proximité devient un atout sanitaire majeur.
Reste désormais l’enjeu du fonctionnement quotidien : personnel qualifié, approvisionnement et maintenance des équipements. La mise en service pose les bases d’une couverture élargie. Son impact réel se mesurera à la fréquentation et à la qualité des soins prodigués.
