Le stade Alphonse-Massamba-Débat a vibré ce 14 mars. L’AS Otoho, fierté du football congolais, a partagé l’enjeu avec le géant égyptien Zamalek, sur un score de parité, en quart de finale aller de la Coupe africaine de la Confédération.
Un résultat qui laisse les Congolais sur une impression douce-amère. Le nul rassure sur la solidité des locaux, mais ne traduit pas la physionomie d’une rencontre largement maîtrisée par les hommes de Sékou Seck.
Un coup franc pour lancer la fête
L’entame fut idéale pour Otoho. Dès la 13e minute, Charles Atipo a trouvé la faille sur un coup franc bien ajusté, déclenchant la liesse des tribunes de Brazzaville. Le club congolais prenait les devants face à un adversaire pourtant réputé.
L’avantage local installait une dynamique. Otoho jouait libéré, porté par son public, et semblait capable de bousculer durablement la hiérarchie supposée de cette double confrontation continentale.
Zamalek recolle avant la pause
La réaction égyptienne n’a pas tardé. À la 31e minute, Oday Mohamed Dabbagh a remis les deux équipes à égalité d’un tir bien frappé. Une égalisation qui rappelait l’expérience et le sang-froid du pensionnaire du championnat d’Égypte.
Ce but, encaissé avant la mi-temps, pèse lourd dans l’économie d’une double confrontation. Il accorde à Zamalek un précieux but à l’extérieur, susceptible de peser au moment des comptes définitifs.
Une domination sans récompense
La seconde période a confirmé l’ambition congolaise. L’AS Otoho a dominé de larges portions du jeu, multipliant les initiatives et les situations chaudes devant la cage adverse, sans parvenir à concrétiser cette emprise.
Le manque d’efficacité offensive restera le grand regret de la soirée. Les occasions se sont succédé, mais le réalisme a manqué au moment de transformer la supériorité territoriale en avantage tangible au tableau d’affichage.
Sékou Seck lucide avant le retour
Au coup de sifflet final, l’entraîneur Sékou Seck n’a pas masqué sa déception. « Le but encaissé affaiblit certainement l’équipe », a-t-il reconnu, conscient que ce nul à domicile place son groupe dans une position délicate avant le déplacement.
Le technicien a également insisté sur la dimension psychologique de la qualification. Selon lui, l’équipe devra « beaucoup travailler sur l’aspect mental » pour aborder sereinement le rendez-vous décisif qui attend les Congolais.
Le Caire, théâtre du dénouement
Tout reste à faire. Le match retour est programmé le 22 mars au Caire, dans l’enceinte de Zamalek, où l’AS Otoho devra inverser la tendance loin de ses bases et de son public fidèle.
Les Congolais y arriveront avec un déficit théorique, le but à l’extérieur concédé donnant un léger ascendant aux Égyptiens. Mais la physionomie de l’aller laisse entrevoir des arguments réels pour les visiteurs.
Pour espérer une qualification historique, Otoho devra reproduire son volume de jeu tout en corrigeant ses lacunes devant le but. La marge est mince, l’adversaire redoutable, mais le rêve continental reste vivant.
Le rendez-vous du Caire dira si l’embellie congolaise sur la scène africaine se prolonge. En attendant, Brazzaville garde le souvenir d’une soirée où son club a tenu, sans démériter, face à un cador du continent.
