À Pointe-Noire, la préfecture a refermé ses Journées administratives départementales sur une note d’optimisme. Cadres et agents des administrations publiques et privées y ont suivi des formations pratiques, pensées pour renforcer leurs compétences et rapprocher le service public des attentes des usagers.
Des formations pratiques pour moderniser l’administration
Pendant ces assises, les participants ont travaillé plusieurs thématiques concrètes : gestion, rédaction administrative, déontologie, état civil, sécurité et sûreté aéroportuaires. Animées par des experts nationaux, les communications visaient à doter chacun d’outils utiles au quotidien, au service d’une administration plus efficace.
L’ambition affichée dépasse la simple mise à niveau technique. Il s’agit de construire une administration davantage tournée vers les besoins des citoyens, capable de répondre plus vite et plus clairement aux démarches des usagers du département de Pointe-Noire.
La rédaction administrative, socle de la crédibilité
La rédaction administrative a occupé une place centrale. Le directeur de l’Organisation administrative, Edson Mombi, l’a présentée comme un pilier du fonctionnement des institutions, exigeant méthode et langage soutenu pour donner aux actes officiels toute leur portée.
« La rédaction administrative est l’ensemble des techniques de conception, d’organisation et de présentation des actes administratifs à travers un langage particulier et soutenu », a-t-il expliqué, insistant sur une discipline exigeante et rarement improvisée.
Il a reconnu que l’exercice n’a rien d’évident. « Sans doute, la rédaction, en général, et celle de l’administration, en particulier, n’est pas une chose aisée. Pourtant, elle garantit la crédibilité de nos institutions et l’efficacité du service public », a-t-il ajouté.
Le rapport, instrument de communication avec la hiérarchie
La question du rapport administratif a elle aussi retenu l’attention. Pour le secrétaire général du département de Pointe-Noire, Sylvestre Lempoua, ce document reste un maillon essentiel du lien entre les agents et leur hiérarchie, condition d’un suivi sérieux des missions.
« S’il n’y a pas de rapport, vous ne communiquez pas. Cela peut laisser penser que vous ne travaillez pas ou que vous êtes incapables de rendre compte de votre mission », a-t-il averti devant les participants, appelant à une rigueur constante.
Déontologie, état civil et sûreté aéroportuaire au programme
Le programme ne s’est pas limité à l’écrit. La déontologie, l’état civil ainsi que la sécurité et la sûreté aéroportuaires figuraient également parmi les modules, signe d’une volonté de couvrir des pans variés de la vie administrative et des responsabilités des agents.
Chaque thème répondait à un besoin de terrain. De l’accueil des usagers à la tenue des registres, en passant par le respect des règles éthiques, les communications ont cherché à relier les savoirs théoriques aux gestes du métier au quotidien.
Un cadre de concertation appelé à durer
En clôturant les travaux, le préfet du département de Pointe-Noire, Pierre Cébert Ibocko Onangha, a salué la mobilisation des cadres et agents. Il a surtout pris l’engagement de faire de ce rendez-vous un cadre de concertation appelé à se pérenniser.
« Nous allons pérenniser ce cadre de concertation, non seulement pour mieux nous connaître, mais aussi pour mieux comprendre nos missions et faire en sorte que le service public apporte le meilleur aux citoyens », a-t-il déclaré au terme des assises.
Des acquis à traduire sur le terrain
Au-delà des discours, les organisateurs attendent des effets concrets. Les participants sont désormais appelés à mettre en pratique les connaissances acquises, afin de contribuer à une amélioration durable de la qualité du service public dans le département.
L’enjeu est aussi celui de la confiance. Une administration mieux outillée en rédaction, en gestion ou en état civil rend des services plus lisibles et renforce, au fil des démarches, le crédit accordé aux institutions locales par les usagers.
À Pointe-Noire, ces Journées administratives départementales referment ainsi une séquence de formation dont les responsables espèrent qu’elle deviendra un rendez-vous régulier, au bénéfice des agents comme des citoyens qui sollicitent le service public.
