Présidentielle au Congo : décision de l’Upads à Brazzaville
À Brazzaville, les participants à la première session inaugurale du Conseil national de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) ont décidé, le 24 janvier, de ne pas présenter de candidat à l’élection présidentielle prévue le 15 mars.
L’annonce a été faite à la clôture des travaux de cette session, organisée dans la capitale. Elle fixe une ligne politique pour le parti à l’approche du scrutin, tout en maintenant, selon ses responsables, une disponibilité au débat public.
Cadre électoral : les demandes mises en avant par l’Upads
Selon les participants, cette position s’explique par des attentes liées à l’organisation du processus électoral. Ils ont notamment cité la biométrie, l’établissement d’un fichier électoral jugé consensuel, ainsi que la mise en place d’une Commission d’organisation des élections qu’ils souhaitent indépendante.
Le Conseil national de l’Upads a également estimé qu’une élection de qualité suppose, à ses yeux, des prérequis démocratiques. Il a évoqué la liberté et la diversité d’opinions, l’indépendance de la justice et la participation d’observateurs indépendants, au plan local et international.
Concertations politiques : l’Upads évoque les engagements évoqués
S’appuyant sur des engagements que le gouvernement a pris lors de différentes concertations avec les forces vives, le Conseil national de l’Upads a indiqué constater un manque de volonté, selon sa lecture, notamment à travers l’augmentation des dépenses de la campagne liée à l’élection présidentielle.
Dans leur communication, les responsables du parti ont présenté ces éléments comme des points à discuter. Leur démarche se veut, d’après leurs propos, une manière d’attirer l’attention sur la nécessité de consolider la confiance autour des mécanismes électoraux.
Pascal Tsaty Mabiala : un appel au dialogue politique
Au terme des travaux, le président du Conseil national et chef du parti, Pascal Tsaty Mabiala, a déclaré que la position de l’Upads est désormais connue. Il a précisé que le parti ne se dérobe pas à la compétition électorale, tout en qualifiant la décision d’appel au dialogue.
Dans cette optique, il a mis en avant l’idée de traiter, par l’échange, des préoccupations exprimées par les Congolais. Ce message, tenu en clôture de session, cherche à inscrire la décision dans une démarche politique plus large que la seule question du choix d’un candidat.
Opposition et société civile : proposition d’un pacte républicain
Selon Pascal Tsaty Mabiala, la situation actuelle du pays appelle à une mobilisation des forces vives de la nation. Il a indiqué qu’avec des partenaires de l’opposition congolaise, une proposition de pacte républicain a été soumise à la classe politique et à la société civile.
Ce pacte vise, d’après ses promoteurs, à dépasser les clivages et à construire un Congo uni. L’initiative est présentée comme un cadre de discussion et de convergence, à un moment où la scène politique se structure en vue de l’échéance présidentielle.
Session inaugurale de l’Upads : dates et déroulé à Brazzaville
Les travaux de la première session inaugurale du Conseil national de l’Upads se sont tenus à Brazzaville les 23 et 24 janvier. La décision de ne pas présenter de candidat a été adoptée le 24 janvier, à l’issue des échanges internes du parti.
Pour l’Upads, cette séquence marque une étape d’organisation et de positionnement. Elle intervient dans un contexte où les partis et acteurs politiques précisent progressivement leurs options, entre participation au scrutin et recherche de cadres de dialogue. (ACI)
