À un mois du scrutin présidentiel des 12 et 15 mars, l’entourage du candidat Denis Sassou N’Guesso passe à la vitesse supérieure. Le quartier général brazzavillois s’organise, distribue les rôles et fixe un cap clair pour les semaines décisives qui s’annoncent.
Pierre Moussa donne le coup d’envoi
C’est Pierre Moussa, directeur national de campagne, qui a réuni le 13 février à Brazzaville les responsables de l’équipe. Autour de la table : chefs de départements, conseillers spéciaux, porte-paroles et chefs de division, venus prendre la mesure du chantier électoral.
Le directeur national est d’abord revenu sur le contexte de la candidature. Avant l’annonce officielle du chef de l’État, le 5 février, en faveur d’une nouvelle candidature à sa propre succession, plusieurs forces vives de la nation l’avaient publiquement appelé à se présenter.
Moussa a rappelé le poids de la tâche confiée à ses troupes. « Maintenant que notre candidat a donné son quitus, en nous confiant la direction de sa campagne, que nous reste-t-il à faire, si ce n’est, de prendre la mesure de cette noble et exaltante mission lourde de responsabilité », a-t-il déclaré devant l’assistance.
La stratégie de l’araignée pour quadriller le pays
Au cœur du dispositif, une image revient : celle de l’araignée. Le directeur national a expliqué que l’organisation de la campagne a été pensée pour tisser une toile dense, gage d’un maillage serré de l’électorat et d’une présence sur l’ensemble du territoire national.
L’objectif affiché ne souffre aucune ambiguïté : l’emporter dès le premier tour. Pour y parvenir, Moussa a appelé chaque membre de l’équipe à la discipline et à la bienséance, deux mots d’ordre martelés tout au long de la rencontre.
Deux priorités complètent la feuille de route. D’abord, la lutte contre l’abstention, considérée comme un adversaire à part entière. Ensuite, la diffusion du projet de société du candidat, qui doit irriguer l’argumentaire des équipes sur le terrain.
Une équipe qui affiche sa cohésion
La parole a ensuite été donnée à Anatole Collinet Makosso, directeur national adjoint et porte-parole du candidat. S’exprimant au nom de l’ensemble de l’équipe de campagne, il a salué la marque de confiance accordée à ses membres et la responsabilité qu’elle implique.
Cette première prise de contact a aussi servi à souder un collectif appelé à travailler ensemble pendant des semaines intenses. Le ton, mêlant gravité et mobilisation, traduit la volonté de présenter un front uni dès le lancement des opérations.
À l’issue des échanges, les participants ont parcouru les différents compartiments du siège national de campagne. Une manière concrète de découvrir l’outil de travail collectif qui abritera la coordination des prochaines semaines.
Cap sur le 28 février
Le calendrier, désormais, donne le tempo. La campagne officielle doit démarrer le 28 février sur l’ensemble du territoire national, ouvrant la phase la plus visible de la mobilisation. D’ici là, l’équipe affine son organisation interne et ses messages.
Entre la structuration du QG, la définition d’une stratégie de quadrillage et l’appel répété à la discipline, la direction de campagne entend aborder l’échéance en ordre de bataille. Reste à transformer cette mécanique en mobilisation sur le terrain, à quelques semaines du vote.