Auteur/autrice : Jean Dupont

Le pari congolais du partenariat public-finance international En donnant son feu vert aux deux accords conclus avec la Banque européenne d’investissement, la chambre haute du Congo-Brazzaville a matérialisé un tournant institutionnel que d’aucuns qualifient déjà de « moment numérique ». Le contrat de financement de 26 millions d’euros et la convention de subvention de 6,7 milliards de FCFA, adossés à un soutien technique de l’Union européenne, s’inscrivent dans un montage financier global de 135 millions d’euros. L’architecture retenue – co-financement multilatéral, portage ministériel conjoint et supervision parlementaire – reflète la doctrine congolaise de diversification des partenaires tout en préservant la souveraineté de…

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Un investissement franco-congolais stratégique La discrète cérémonie du 28 juillet, présidée à Itatolo par le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Émile Ouosso, a consacré la livraison de deux hangars de stockage dédiés aux pièces de rechange des réseaux de transport d’Énergie électrique du Congo (E2C). Fruit d’une convention de financement de 70 millions d’euros signée en 2015 entre l’État congolais et l’Agence française de développement, l’opération mobilise plus de 2 milliards FCFA pour la seule composante logistique. L’ambassade de France a salué « une étape majeure du partenariat d’infrastructures », tandis que le ministère congolais y voit « un…

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Nouvelle architecture logistique d’E2C À Itatolo, dans le neuvième arrondissement de Brazzaville, le ruban inaugural a été coupé sous un ciel chargé de promesses. Quelques instants plus tard, à plus de cinq cents kilomètres, la même scène se rejouait symboliquement à Mongo-Kamba II, dans l’agglomération de Pointe-Noire. Deux hangars jumeaux, dotés de bâtiments administratifs et d’équipements de manutention de dernière génération, viennent d’être livrés à Énergie électrique du Congo. La manœuvre est plus qu’un simple aménagement immobilier : elle redessine la carte logistique nationale, concentre les stocks vitaux de transformateurs et de pièces sous atmosphère contrôlée et réduit, à terme,…

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Contexte normatif renforcé À la faveur de la loi de finances 2025 et d’une batterie de textes d’application adoptés ces trois dernières années, la République du Congo franchit une nouvelle étape dans la structuration de son marché des services financiers non bancaires. Le directeur général de l’Agence de régulation des transferts de fonds, Jean-Claude Bazebi, a rappelé le 25 juillet à Brazzaville que les quelque deux cents agences de transfert et de change encore non répertoriées ont jusqu’au 10 août pour régulariser leur situation. Le rappel à l’ordre survient après une phase prolongée de sensibilisation, signe que les autorités entendent…

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Une marée fiduciaire aux allures de stress-test régional La Banque des États de l’Afrique centrale a livré, dans son rapport annuel 2024, un constat en forme de mue : 5 363,3 milliards FCFA circulaient au 31 décembre dans les six États membres, soit l’équivalent de 9,6 milliards USD (BEAC, Rapport annuel 2024). À l’échelle d’une union monétaire longtemps perçue comme relativement liquide mais étroite, cette progression de 13,03 % par rapport à 2023 constitue un véritable stress-test de confiance, autant pour les autorités prudentielles que pour les partenaires extérieurs. La région, traversée par des défis sécuritaires et climatiques, semble paradoxalement…

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La régulation franchit un seuil décisif Dans l’enceinte solennelle de la mairie de Moungali, à Brazzaville, le 24 juillet 2025, Basile Jean Claude Bazebi a annoncé la fin de la période de grâce pour les opérateurs clandestins des transferts d’argent. Le directeur général de l’Agence de régulation des transferts de fonds a jugé le moment venu d’« aligner paroles et actes » après deux années de sensibilisation menée dans tout le pays. Saluant la présence des autorités municipales et religieuses, il a martelé que la régulation n’est plus une faculté mais une obligation, à l’heure où l’économie numérique du Congo…

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Un rendez-vous déterminant pour l’ITIE 2024 Au fil d’une réunion tenue à huis clos le 24 juillet dans les locaux feutrés du ministère des Finances, les autorités congolaises ont arrêté la méthodologie de leur prochain rapport ITIE, document stratégique qui devra être remis avant la fin de 2025. Cette échéance, qualifiée de « cap décisif » par le ministre Christian Yoka, engage l’ensemble de l’architecture gouvernementale tant elle conditionne le rang que le Congo-Brazzaville souhaite occuper dans le concert des États producteurs d’hydrocarbures et de minerais. Depuis son adhésion à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives, Brazzaville a…

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La diplomatie financière à l’œuvre Au cœur de l’hiver austral, le ministère brésilien des Finances a servi de décor à une scène feutrée mais stratégique : la République fédérative du Brésil et la République du Congo ont paraphé un premier avenant aux accords de rééchelonnement de la dette signés en 2014. Derrière la poignée de main entre la procureure Sônia de Almendra F. Portella Nunes et l’ambassadeur Louis Sylvain-Goma, c’est tout un pan de la relation bilatérale qui se voit consolidé, près de quarante-trois ans après l’établissement des liens diplomatiques. La manœuvre ne tient pas seulement du geste technique ;…

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Une décision attendue mais scrutée par les marchés La confirmation, le 25 juillet 2025, de la note souveraine « CCC+/C » assortie d’une perspective stable, a été accueillie par des observateurs internationaux avec un mélange de prudence et de soulagement. Dans son communiqué, Standard & Poor’s souligne que le Congo honore ses obligations en dépit d’une vulnérabilité toujours palpable (S&P, communiqué du 25 juillet 2025). Du côté de Brazzaville, le ministère des Finances y voit la récompense d’une gestion plus orthodoxe des équilibres budgétaires. Dans un environnement financier mondial tendu, ne pas perdre de terrain équivaut parfois à une victoire…

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Une dépendance commerciale mesurée Les sonorités d’un retour au protectionnisme se font de nouveau entendre à Washington, et pourtant, dans les chancelleries d’Afrique centrale, nul vent de panique. Avec seulement 2,1 % de ses exportations totales destinées au marché américain, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale dispose d’un matelas d’amortissement appréciable, loin des dépendances structurelles observées vis-à-vis de l’Union européenne ou de la Chine. Les diplomates de la sous-région soulignent que le faible poids du marché américain limite d’emblée la portée mécanique de toute hausse tarifaire. Il n’en demeure pas moins que certaines niches, à commencer par les…

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