Un rendez-vous scientifique de retour à Brazzaville
L’École doctorale de la Faculté de droit de l’Université Marien Ngouabi (UMNG) a tenu une nouvelle édition des « Doctoriales » du 14 au 16 juillet 2026, à la Grande bibliothèque de l’établissement, à Brazzaville.
Ce rendez-vous scientifique vise à renforcer les capacités méthodologiques des étudiants inscrits en master et en doctorat. Il marque la relance d’un cadre d’encadrement que la faculté entend visiblement réinstaller dans la durée.
Placide Moudoudou aux commandes d’une coopération régionale
L’initiative a été dirigée par le professeur Placide Moudoudou, agrégé en droit à l’UMNG. Il a travaillé en collaboration avec la professeure Sylvie Ngueche, de l’Université de Yaoundé II, au Cameroun.
Cette coopération transfrontalière ancre l’exercice dans un espace universitaire régional. Elle rapproche deux traditions juridiques francophones et ouvre l’encadrement congolais à des regards extérieurs, précieux au moment de former de futurs chercheurs.
Un encadrement pensé dès les premières étapes
Selon le professeur Moudoudou, cette relance répond à « la volonté de renforcer l’encadrement des doctorants dès les premières étapes de leurs travaux ». L’accent est nettement mis sur l’amont du parcours de recherche.
L’objectif affiché est de préparer les futurs enseignants-chercheurs aux exigences académiques du Cames, le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur. Ce standard régional conditionne l’évaluation des carrières universitaires.
Méthodologie : les fondations d’une thèse solide
Les interventions ont porté sur des questions méthodologiques essentielles. Elles ont abordé la construction d’une problématique, la délimitation de l’objet de recherche et la formulation des hypothèses.
Les échanges ont également couvert la structuration du plan de recherche et le respect des normes scientifiques. Autant d’étapes qui, mal maîtrisées, fragilisent souvent l’aboutissement d’un travail de thèse.
Des doctorants qui saluent des conseils personnalisés
Les étudiants ont exprimé leur satisfaction à l’issue des trois journées. Ils ont souligné que les sessions les ont aidés à éviter des erreurs méthodologiques fréquentes en début de recherche.
Plusieurs ont apprécié les conseils personnalisés reçus sur leurs projets respectifs. Cet accompagnement individualisé distingue les Doctoriales des enseignements magistraux classiques et rapproche l’encadrant du travail concret de chacun.
Un signal pour la recherche juridique congolaise
Au-delà de l’événement, la démarche traduit une attention portée à la relève scientifique. Elle vise à consolider un vivier d’enseignants-chercheurs capables de répondre aux critères du Cames.
Pour la Faculté de droit de l’UMNG, la relance des « Doctoriales » pose un jalon. Reste à en pérenniser le rythme pour que l’encadrement méthodologique devienne un réflexe partagé au sein de l’École doctorale.
