Close Menu
    Articles les plus lus

    Diables rouges : 24 et 29 septembre, le mode d’emploi

    16/09/2026

    Audiovisuel : Pointe-Noire prend le relais en 2027

    16/09/2026

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • Diables rouges : 24 et 29 septembre, le mode d’emploi
    • Audiovisuel : Pointe-Noire prend le relais en 2027
    • Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires
    • Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?
    • Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles
    • Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme
    • Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin
    • Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Culture»Fespam 2025 : l’algorithme a du rythme
    Culture

    Fespam 2025 : l’algorithme a du rythme

    Publié par Jean Mabiala22/07/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Le tournant numérique du Fespam

    Dans l’écrin feutré du Palais des congrès de Brazzaville, le Festival panafricain de musique a inauguré sa douzième édition en revendiquant résolument le numérique comme pivot de sa programmation. Cette orientation s’inscrit dans le sillage de la stratégie nationale de transformation digitale saluée par plusieurs partenaires internationaux. Le lancement, sous l’égide de l’Organisation internationale de la Francophonie, d’une session intensive consacrée à la découvrabilité des contenus musicaux en ligne épouse ainsi la volonté des autorités congolaises de positionner la République du Congo au cœur des échanges culturels de la Francophonie numérique.

    Le commissaire général du Fespam, Hugues Gervais Ondaye, a rappelé que la valeur diplomatique d’un tel rendez-vous tient autant à la circulation des savoirs qu’à la consolidation des passerelles Sud-Sud. S’adressant à un auditoire composé de producteurs, managers et curateurs venus de Kinshasa, N’Djamena ou Pointe-Noire, il a insisté sur la responsabilité collective de l’écosystème musical africain face à la mutation algorithmique des grandes plateformes.

    Une masterclass à haute densité pragmatique

    Sous la conduite du journaliste sénégalais Lamine Ba, figure reconnue des industries culturelles, les deux jours d’échanges ont adopté un format interactif privilégiant la mise en situation. À rebours des séminaires doctrinaires, l’atelier s’est ouvert sur une interpellation directe : « Qui peut définir la découvrabilité ? », a lancé le formateur. Cette entrée en matière presque socratique a permis de nuancer d’emblée la confusion fréquente entre visibilité payante et repérabilité organique. Progressivement, les participants ont mis au jour les paramètres décisifs, des métadonnées au design conversationnel, qui conditionnent la capacité d’une œuvre à émerger sans soutien promotionnel massif.

    L’échange a pris appui sur des études de cas issues de collectivités francophones où les modèles d’affaire hybrides se multiplient. Les trajectoires de jeunes artistes congolais propulsés par TikTok ont illustré la porosité entre viralité instantanée et construction d’audience durable. Lamine Ba a souligné que la découvrabilité n’est pas une alchimie mystérieuse, mais l’aboutissement d’un protocole éditorial minutieux requérant rigueur documentaire et suivi analytique permanent.

    La découvrabilité, concept stratégique

    Derrière le terme, relativement récent dans le lexique francophone, se cache un enjeu géopolitique majeur : maîtriser la circulation des récits culturels dans un espace numérique dominé par quelques acteurs globaux. Les algorithmes de recommandation, écrivent des chercheurs de l’Université de Montréal, produisent des effets d’invisibilisation systémique des patrimoines non occidentaux. Dans ce contexte, la musique africaine court le risque d’une marginalisation statistique dès lors que les métadonnées sont incomplètes ou que les codes génériques ne correspondent pas aux taxonomies occidentales.

    Kanel Engandja Ngoulou, coordonnateur de projets à l’OIF, a rappelé que l’organisation appuie depuis plusieurs années la normalisation des métadonnées francophones. Il estime que « la découvrabilité constitue l’assurance-vie numérique de nos esthétiques musicales ». Le propos rejoint les recommandations émises lors du dernier Sommet de la Francophonie qui invitait les États membres à renforcer la capacité des créateurs à dialoguer techniquement avec les plateformes.

    Structurer les métiers pour accéder aux algorithmes

    Au cours de la séance plénière, l’observation d’un syndrome récurrent a fait consensus : l’artiste africain demeure fréquemment cumulateur de fonctions, assurant à la fois management, production et distribution. Si cette polyvalence témoigne d’une indéniable résilience entrepreneuriale, elle induit un déficit de spécialisation qui pénalise la qualité des données soumises aux agrégateurs. Lamine Ba n’a pas esquivé la question : « L’algorithme récompense la précision, pas le bricolage. »

    Pour remédier à cette dispersion, les participants ont identifié plusieurs pistes, parmi lesquelles la création de cellules de veille numérique au sein des labels indépendants et la contractualisation de community managers formés aux standards internationaux. Le ministère congolais de la Culture, présent dans la salle, a salué ces propositions qui rejoignent son plan d’action pour l’économie créative, témoignant d’une convergence public-privé jugée essentielle par les bailleurs.

    Vers un rayonnement panafricain durable

    À l’issue de la première journée, les témoins interrogés convergent vers un même diagnostic : la découvrabilité ne relève plus du luxe cognitif mais du socle stratégique permettant à l’Afrique musicale de s’installer dans les playlists mondiales. L’enjeu ne se limite pas à accroître les revenus des artistes. Il s’agit de consolider un soft power continental fondé sur la diversité des langues et des imaginaires, atout diplomatique que les capitales africaines entendent mobiliser lors des grandes négociations culturelles internationales.

    Le deuxième jour promet d’approfondir la dimension communicationnelle et médiatique, afin de lier le travail de métadonnées à une narration engageante. En attendant, la ville de Brazzaville, berceau historique de la rumba classée au patrimoine immatériel de l’UNESCO, démontre qu’elle sait conjuguer tradition et modernité. Par la même occasion, elle confirme la place singulière qu’occupe la République du Congo dans la cartographie culturelle africaine, forte d’un volontarisme politique conciliant valorisation des identités locales et intégration numérique mondiale.

    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentLuanda : pari congolais sur l’Unesco
    Article Suivant Chan 2024 : le verdict qui botte en touche le doute

    Articles sur le même thème

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/2026

    Moudoudou décrypte sept décennies de droit congolais

    10/09/2026

    Le livre traverse le fleuve : Brazzaville à l’honneur

    09/09/2026
    Articles Récents

    Diables rouges : 24 et 29 septembre, le mode d’emploi

    16/09/20261

    Audiovisuel : Pointe-Noire prend le relais en 2027

    16/09/20261

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/20261

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/20261

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/20260

    Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme

    14/09/20260

    Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin

    14/09/20260

    Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin

    13/09/20260

    Paludisme : Brazzaville arme les médias africains

    12/09/20260

    Paris : l’ambassade du Congo, maison des étudiants

    11/09/20260
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    Diables rouges : 24 et 29 septembre, le mode d’emploi

    16/09/2026

    Audiovisuel : Pointe-Noire prend le relais en 2027

    16/09/2026

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/2026
    Articles Populaires

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/2026

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/2026

    Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme

    14/09/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.