Auteur/autrice : Jean Dupont

Un signal macrofinancier attendu La décision de Bloomfield Investment de maintenir, pour la seconde année consécutive, les notes A long terme et A1 court terme attribuées à Fidelis Finance Burkina Faso s’inscrit dans un contexte régional marqué par un regain de prudence des investisseurs. L’agence de notation abidjanaise estime que la société de crédit-bail présente « des facteurs de protection solides, garants d’une bonne couverture du risque même en période de stress économique », relève un analyste sollicité à Abidjan. En langage diplomatique, cette continuité constitue un geste de confiance à l’endroit d’un établissement qui contribue à l’industrialisation par le…

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Diplomatie financière et crédibilité retrouvée À l’abri de la moiteur équatoriale, les salons lambrissés de la Banque des États de l’Afrique centrale bruissaient d’un optimisme rare à l’annonce, le 30 juin 2025, de la dernière levée de fonds souveraine du Congo-Brazzaville. En mobilisant 220 milliards de FCFA – soit près de 370 millions USD – par l’entremise d’obligations du Trésor assimilables à trois et cinq ans, Brazzaville a non seulement dépassé son objectif initial mais surtout réduit son coût moyen de refinancement de 75 points de base par rapport à l’adjudication précédente, un signal que les cambistes interprètent déjà comme…

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Une licence double, symbole d’un partenariat panafricain inédit À Abuja, le 3 juillet 2025, la Commission nationale des assurances a officiellement remis deux licences distinctes à SanlamAllianz Life Insurance Nigeria Ltd et à SanlamAllianz General Insurance Nigeria Ltd. Ce coup de tampon réglementaire parachève un processus de fusion dévoilé en 2022 et finalisé au premier semestre 2025, scellant l’alliance stratégique entre le sud-africain Sanlam et l’allemand Allianz. « Cette fusion renforcera la capacité opérationnelle des entreprises et contribuera à la croissance durable de l’industrie de l’assurance au Nigeria », a souligné le commissaire aux assurances, Olusegun Ayo Omosehin, lors de…

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La 92e session, vitrine d’une stratégie régionale ambitieuse Réunis le 30 juin 2025 à Lomé, les administrateurs de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO ont validé un nouveau train de financements qui porte la signature cumulative de l’institution à plus de cinq milliards de dollars, un seuil hautement symbolique pour cet établissement créé il y a un peu plus de deux décennies. Dans son communiqué final, la présidente du Conseil, Massandjé Touré-Litsé, a souligné « l’urgence d’accélérer l’industrialisation endogène tout en protégeant les équilibres macroéconomiques déjà fragilisés par les chocs exogènes » (communiqué de la BIDC, 30…

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Airports 2030, une feuille de route aux ambitions régionales À Rabat comme à Casablanca, la stratégie « Airports 2030 » alimente depuis plusieurs mois les conciliabules des milieux diplomatiques et économiques. Portée par l’Office national des aéroports, elle vise à hisser le réseau marocain parmi les plateformes les plus fluides d’Afrique tout en renforçant le rôle du royaume comme trait d’union aérien entre Europe, Maghreb et Afrique subsaharienne. Le plan s’articule autour d’un double impératif : moderniser les infrastructures physiques — pistes, terminaux, centres de contrôle — et réinventer la logique de service, au sol comme dans les airs. À…

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Une dégradation qui dépasse l’écume des chiffres Le 1er juillet 2025, Moody’s Investors Service a annoncé le déclassement de la notation de crédit à long terme d’Afreximbank, la faisant passer de Baa1 à Baa2 avec perspective désormais stable (Moody’s, 1er juillet 2025). L’agence justifie sa décision par une performance des actifs jugée inférieure aux anticipations, par l’augmentation de l’exposition aux États financièrement fragiles et par la contraction, tout aussi préoccupante, des sources de financement de l’institution. Si cette demi-marche en arrière semble modeste dans l’échelle graduée des notations, elle n’en demeure pas moins lourde de signification pour une banque qui…

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Un trimestre sous le signe d’un reflux maîtrisé À 4,9 % en glissement annuel, le PIB kényan signe, selon le Bureau national des statistiques (KNBS, 3 juillet 2025), sa troisième décélération depuis le rebond post-pandémique. L’écart d’un dixième de point avec les 5 % anticipés par la Banque centrale de Kenya (CBK) paraît minime, mais il éclaire la mécanique d’une économie qui s’était habituée à des rythmes supérieurs à 6 %. Si le pouvoir exécutif parle d’un « atterrissage en douceur », c’est parce qu’il entend montrer qu’il pilote encore la trajectoire, malgré des vents contraires plus violents que prévu.…

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Annoncer la manne, jauger l’équilibre régional En approuvant le 30 juin la première revue du programme triennal de la République démocratique du Congo, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international a offert à Kinshasa une bouffée d’oxygène équivalant à 266,7 millions de dollars. L’enveloppe, inscrite dans la Facilité élargie de crédit, s’ajoute aux 1,5 milliard déjà prévus sur trois ans et conforte le pays dans sa trajectoire de redressement budgétaire. Si la capitale congolaise a salué « une reconnaissance des réformes en cours », selon le ministre des Finances Nicolas Kazadi, les capitales voisines suivent de près l’impact potentiel de…

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Temporalité budgétaire et signaux convergents Le gouvernement camerounais a livré au Parlement les grandes lignes d’un Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme couvrant la période 2026-2028. En toile de fond, les chiffres arrêtés pour le premier trimestre 2025 dessinent une photographie contrastée : sur 1 834 milliards de FCFA attendus, 1 507 milliards ont été effectivement encaissés, soit 82 % de l’objectif initial. L’écart apparent de 326 milliards se lit pourtant moins comme une faillite que comme l’illustration d’un momentum fiscal sous tension, dans un environnement international où l’appétit pour les marchés émergents reste fluctuant. Recettes internes…

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L’écho d’une ambition continentale Lorsque l’industriel nigérian Aliko Dangote affirme que « l’Afrique est sur le point de prendre conscience de son potentiel », le propos dépasse le registre de la motivation entrepreneuriale pour toucher à la diplomatie économique. La déclaration, publiée sur son compte LinkedIn, n’est pas un simple manifeste personnel : elle cristallise la conviction, partagée dans de nombreux cercles de décision, que la prochaine vague de croissance mondiale pourrait naître du continent. La démographie, les matières premières et l’appétence de la jeunesse pour l’innovation constituent, à ses yeux, un triptyque que nul partenaire international ne peut plus…

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