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Auteur/autrice : Jean Dupont
Chavirage tragique d’un navire de forage en mer Rouge : enjeux pétroliers et sécuritaires
Un choc dans l’épicentre pétrolier égyptien La soirée du mardi a été assombrie par le chavirement d’un navire de forage transportant trente travailleurs à une vingtaine de milles nautiques de Ras Ghareb, dans un secteur que les géologues considèrent comme l’une des colonnes vertébrales du complexe pétrolier égyptien. Au-delà de la dimension humaine, cet accident intervient dans une zone qui alimente, selon les estimations de l’Organisation arabe des pays exportateurs de pétrole, près de quatre pour cent de la production brute de la mer Rouge. Le symbole est puissant : c’est la première fois depuis une décennie qu’une unité dédiée…
Golfe de Suez : Londres mise 300 M$ sur une méga-éolienne africaine et solaire
Un engagement britannique d’envergure dans la transition égyptienne En annonçant le 1ᵉʳ juillet un soutien financier excédant 300 millions de dollars, British International Investment (BII) a confirmé la place de l’Égypte parmi les destinations privilégiées de sa stratégie climatique en Afrique du Nord. L’institution, bras financier du Royaume-Uni pour le développement, nourrit ainsi un partenariat que Le Caire qualifie de « pilier de sa Vision 2030 », orientée vers une croissance bas carbone. Les responsables de BII rappellent que leurs engagements cumulés dans le pays dépassent désormais 700 millions de dollars, chiffre qui fait de l’Égypte le premier bénéficiaire de…
Un nouveau cycle d’optimisme prudent Le communiqué diffusé le 1er juillet par le Fonds monétaire international annonce un horizon que bien des capitales d’Afrique de l’Ouest scrutent avec envie : la Guinée-Bissau devrait atteindre 5,1 % de progression de son produit intérieur brut en 2025, tout en contenant la poussée inflationniste à seulement 2 %. L’institution de Bretton Woods qualifie la trajectoire de « robuste, mais dépendante d’efforts constants de consolidation » (FMI, 2024). À Bissau, les acteurs économiques soulignent déjà la portée symbolique de ces chiffres : ils signent le retour à une normalité macroéconomique après les turbulences sanitaires…
Afreximbank-Oando : 375 millions USD pour relancer la pompe pétrolière nigériane
Une facilité étoffée, signal fort aux marchés En agrégeant 200 millions USD supplémentaires à un instrument de dette déjà existant, Afreximbank porte à 375 millions USD la facilité de prêt fondée sur les réserves octroyée à Oando Oil Limited. L’opération tranche avec le reflux mondial des financements destinés aux hydrocarbures. Elle traduit la conviction de la banque panafricaine qu’un repositionnement énergétique, raisonné et progressif, passe encore par l’optimisation des actifs pétroliers matures, surtout dans les économies dont la rente demeure un pilier de la stabilité macro-budgétaire. Les termes précis de la facilité n’ont pas été rendus publics, mais les interlocuteurs…
Onde de choc géopolitique et thermomètre pétrolier mondial Lorsque, à la mi-avril, des missiles iraniens et israéliens ont brièvement obscurci le ciel du Moyen-Orient, les marchés à terme se sont immédiatement emballés. Le Brent a frôlé les 95 USD, enregistrant en quelques séances une hausse proche de 17 % selon les données agrégées par l’Agence internationale de l’énergie. Les opérateurs anticipaient un possible rétrécissement des flux sortant du Golfe, d’où transitent environ 20 % de la consommation mondiale. Pourtant, à Douala, Yaoundé ou Garoua, le prix du litre est resté identique. « La flambée reste contenue à l’international et, surtout,…
Le virage stratégique vers l’ultra-offshore gabonais Sous l’impulsion de Sosthène Nguema Nguema, nouveau ministre gabonais du Pétrole et du Gaz, Libreville a clairement affiché sa volonté de tourner le dos aux seuls gisements matures du littoral pour se projeter vers les grands fonds. La statistique est éloquente : près de trois quarts des zones profondes et ultra-profondes du pays demeurent inexplorées. Dans un contexte où la production nationale s’érode lentement – elle oscille autour de 220 000 barils par jour – la recherche de nouvelles réserves apparaît comme l’option la plus crédible pour renouveler l’outil pétrolier et soutenir la trajectoire…
Banque et béton: Karna Coulibaly imprime sa marque durable à la BHCI ivoirienne
Un choix de continuité stratégique salué par les actionnaires Le 23 mai 2025, le conseil d’administration de la Banque de l’habitat de Côte d’Ivoire a entériné, à l’unanimité, la nomination définitive de Karna Patrice Coulibaly au poste de directeur général. Cette décision, qui intervient après une période d’intérim débutée en juillet 2024, est perçue comme la reconnaissance d’un parcours déjà ancré dans les arcanes de l’institution. Juriste de formation, aguerri aux techniques bancaires et disposant de plus de vingt ans d’expérience dans la finance régionale, le dirigeant succède officiellement à Désirée Eliane Yace. Aux dires d’un administrateur ayant requis l’anonymat,…
Offshore profond : le Gabon défie la déplétion et attire les géants pétroliers
Libreville cherche un second souffle énergétique Dans un contexte où nombre de producteurs africains voient leurs champs matures décliner, le Gabon affiche une ambition renouvelée. Porté par le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema, le pays se tourne résolument vers l’offshore profond, territoire encore largement inexploré – près des trois quarts de son domaine marin demeurent vierges de forages. L’objectif immédiat est clair : maintenir, puis accroître, un niveau de production supérieur à 220 000 barils par jour, tout en préparant la relève des gisements terrestres arrivés à maturité. Un cadre législatif repensé pour séduire les capitaux Déjà…
Fragiliser Afreximbank : la brillante stratégie qui renchérit la dette africaine
La nouvelle fracture des créanciers officiels La controverse, apparue lors des récentes négociations sur la dette souveraine du Ghana et de la Zambie, a fait surgir une polarisation inattendue entre créanciers publics du Nord et institutions financières panafricaines. Alors que les deux États d’Afrique australe recherchent une respiration budgétaire pour financer leurs programmes sociaux et climatiques, leurs comités de créanciers exigent qu’ils placent l’African Export-Import Bank (Afreximbank) et la Trade and Development Bank (TDB) au même rang que les prêteurs purement commerciaux. En clair, Accra et Lusaka devraient suspendre ou différer le service de leur dette envers ces deux banques…
Locomotives sous le soleil austral : partenariat indo-africain sur des rails d’avenir
Un besoin d’infrastructures à la hauteur des ambitions régionales Au sein de la Communauté de développement d’Afrique australe, l’essor démographique et la diversification progressive des économies rendent le rail incontournable pour diminuer le coût des flux commerciaux internes et externes. Dans son dernier rapport sur la compétitivité du continent, la Banque africaine de développement anticipe près de 30 milliards de dollars d’investissements consacrés aux transports entre 2023 et 2030, dont une large part dédiée aux tronçons transfrontaliers. Le Zimbabwe, le Mozambique et le Botswana, au centre de corridors miniers en direction des ports de l’océan Indien, figurent parmi les territoires…